Actualisé

Morges (VD)Un inconnu tire sur des chats avec une carabine

Lundi, une Morgienne a retrouvé son compagnon à quatre pattes avec un plomb fiché dans le thorax. Deux autres cas ont été dénoncés par le passé.

par
Xavier Fernandez
Ce chat a été victime d'un tir.

Ce chat a été victime d'un tir.

Leser-Reporter

«Je suis en colère! Quelqu'un, probablement un détraqué, s'est amusé à tirer sur mon chat avec une carabine à plombs. Et ce n'est pas le premier dans le quartier. Il faut que ce petit manège cesse, une fois pour toutes!» clame une habitante de Morges.

Lundi, son chat est sorti se promener, comme d'habitude. Mais, lorsqu'il est rentré, du sang coulait de son flanc et il éprouvait de la difficulté à respirer. Immédiatement, elle l'a emmené chez son vétérinaire. C'est là que les radiographies ont révélé qu'un plomb, tiré à la carabine, avait traversé une partie du thorax du félin, touchant au passage ses poumons. Une opération d'urgence a dû être pratiquée pour sauver l'animal.

Aussi le chat du vétérinaire

Le vétérinaire en question, Marc-Alain Tièche, n'a toutefois pas été surpris par la situation. Deux de ses propres chats ont eux aussi subi des tirs de carabine à plombs par le passé et il avait déposé plainte auprès de la police. Ce que confirme la gendarmerie vaudoise: «En tout, nous avons pu retrouver au moins trois dénonciations. Celle du vétérinaire remonte à fin 2014. La deuxième date de mars 2015 et, pour finir, nous avons celle de lundi.»

Si trois plaintes ont été déposées, ce sont en réalité cinq chats que Marc-Alain Tièche a dû traiter d'urgence, dont quatre ont pu être sauvés. Et les cinq habitaient dans le quartier de Prellionnaz. «Sauf pour un chat qui a été touché au fémur, c'est systématiquement le thorax qui est visé et, donc, le cœur. On peut dès lors partir du principe que nous avons affaire à un bon tireur, qui tire pour tuer... pour autant qu'il s'agisse d'une seule et même personne à chaque fois», précise le vétérinaire.

Pas l'ombre d'une piste

Aucune piste n'a pour l'heure permis d'identifier le tireur. Raison pour laquelle la dernière victime en date essaye de faire connaître son histoire aux quatre coins de la commune. «Peut-être qu'ainsi le coupable se sentira traqué et qu'il hésitera à récidiver. Et s'il venait à le faire, j'espère que quelqu'un remarquera quelque chose», explique cette Morgienne.

En outre, cette dernière ajoute que le danger ne concerne pas uniquement les chats. «Dans le quartier, il y a deux écoles. Si le tireur manque son coup, il y a un risque qu'il touche des enfants en bas âge. On ne peut pas prendre cette affaire à la légère», affirme-t-elle.

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!