Radioactivité: Un institut français réfute des accusations russes
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RadioactivitéUn institut français réfute des accusations russes

L'Institut français de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a réfuté mardi les accusations d'un responsable russe.

Des experts de l'Institut français de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) ici en visite dans une centrale française.

Des experts de l'Institut français de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) ici en visite dans une centrale française.

AFP

L'IRSN «n'a aucun intérêt à intervenir dans des intérêts industriels», a assuré son directeur adjoint Jean-Marc Peres, ajoutant que l'institut «n'a pas été le premier à signaler» avoir détecté en Europe cette pollution radioactive.

Un peu plus tôt, un responsable régional russe avait suggéré que l'IRSN aurait accusé la Russie pour aider au développement de l'industrie nucléaire française, notamment Areva et son activité de traitement des déchets nucléaires.

«La source de cette information est la France, où un concurrent de notre Maïak (complexe nucléaire russe, ndlr) recycle des déchets nucléaires. Cela fait réfléchir», a ainsi déclaré mardi Evguéni Savtchenko, ministre de la Sécurité publique de la région de Tchéliabinsk, au site Ura.ru.

Du ruthénium-106 avait été détecté dès fin septembre par plusieurs réseaux européens de surveillance de la radioactivité dans l'atmosphère.

Après enquête, l'IRSN avait conclu que cette pollution radioactive aurait son origine «entre la Volga et l'Oural», sans identifier de site précisément.

L'institut, qui est un organisme technique indépendant, ajoutait que la pollution ne pouvait pas provenir d'un réacteur nucléaire, ni de la chute d'un satellite, et faisait l'hypothèse d'un rejet issu d'une installation liée au cycle du combustible nucléaire ou de fabrication de sources radioactives.

«Nous avons soumis nos calculs à un panel d'homologues étrangers dont des Russes» et «aucun n'a mis en cause» les méthodes de calculs, a défendu M. Peres.

Le directeur adjoint de l'IRSN a ajouté qu'il «n'avait pas envie de rentrer dans une polémique» et que l'institut «faisait le même travail sur les installations d'Areva, ainsi que sur le territoire français et en Europe».

La Russie a assuré mardi qu'aucun incident n'avait touché ses installations nucléaires, au lendemain de la confirmation, par l'agence météorologique russe Rosguidromet, que des concentrations «extrêmement élevées» de ruthénium-106 avaient été détectées fin septembre dans le sud de l'Oural par des stations météo, dont une proche du complexe nucléaire Maïak. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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