Bâle: Un jardin d'enfants ne veut pas traiter un diabétique

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BâleUn jardin d'enfants ne veut pas traiter un diabétique

La direction d'un jardin d'enfants de Muttenz (BL) ne veut pas injecter d'insuline à un petit diabétique, car cela relève d'un acte médical. Le Canton refuse d'intervenir.

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smk/nxp

Les diabétiques doivent contrôler plusieurs fois par jour leur taux de glucose (sucre) dans le sang ou glycémie.

Le petit Noah, 5 ans et diabétique, rencontre un problème supplémentaire au jardin d'enfants de Muttenz (BL). Les enseignants refusent de lui injecter l'insuline dont il a besoin, car il est diabétique de type 1, raconte «BZ Basel».

Noah est en effet trop jeune pour s'occuper lui-même de son diabète et cela ne posait pas de problème au groupe de jeux qu'il fréquentait avant le jardin d'enfants. C'est désormais le service pour enfants de l'hôpital qui assure le contrôle régulier du taux de sucre dans le sang.

Une formation facile

Une solution insatisfaisante pour les parents. «Si Noah se trouve en hypoglycémie, il faut intervenir tout de suite», explique son père. En outre, le garçon fait figure de grand malade aux yeux de ses camarades en raison de l'infirmière qui ne vient que pour lui. Les parents souhaitent que leur fils puisse aller à l'école sans ces restrictions.

L'hôpital de l'enfance à Bâle explique qu'il est facile de former les enseignants pour venir en aide aux petits diabétiques et qu'il propose des formations spéciales. Au début, il faut une forte coopération entre les parents et les enseignants, mais l'expérience montre ensuite que tout fonctionne bien.

Le jardin d'enfants ne veut rien savoir

Mais le jardin d'enfants de Muttenz n'en démord pas: pour la direction, l'injection d'insuline est un acte médical qui nécessite un personnel spécialisé. En outre, elle craint que les enseignants ne négligent la supervision de la classe s'ils doivent s'occuper de Noah. Elle renvoie donc la balle au Canton, lui demandant de fixer des règles claires.

Les parents ne demandent pas mieux, mais le Département de l'instruction publique, à Liestal, botte en touche. Et d'expliquer qu'il n'y a «aucune obligation, mais aussi aucune interdiction. Cela doit être décidé au cas par cas, en fonction de la capacité et de la volonté de l'enseignant.»

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