Actualisé 19.12.2012 à 12:05

Attentat de Tel-Aviv

Un jeune arabe Israélien poursuivi

Un Arabe Israélien de 18 ans a été inculpé mercredi pour l'attentat contre un bus à Tel-Aviv qui avait fait 29 blessés en novembre pendant les hostilités dans la bande de Gaza.

Selon l'acte d'accusation présenté au tribunal de Tel-Aviv et consulté par l'AFP, Mohammad Mafarja, un habitant de la ville voisine de Taïbé, a posé le 21 novembre la bombe, activée par téléphone portable par son complice présumé, Ahmad Moussa, un Palestinien de Cisjordanie, une fois le suspect descendu du bus.

Ils ont agi pour «soutenir Gaza, venger Ahmad Jaabari et empêcher de nouvelles attaques contre Gaza», selon le texte qui fait référence au chef militaire du Hamas tué le 14 novembre, au premier jour d'une opération militaire israélienne dans l'enclave palestinienne qui a duré une semaine.

Le service de sécurité intérieure israélien, le Shin Beth, avait annoncé le 22 novembre l'arrestation près de Ramallah en Cisjordanie des auteurs présumés «quelques heures après l'attentat».

«Aide à l'ennemi en temps de guerre»

M. Mafarja est poursuivi pour une série de chefs d'accusation, dont «aide à l'ennemi en temps de guerre» et tentatives de meurtre. Dans un communiqué mercredi, le Shin Beth désigne Ahmad Moussa, habitant de Beit Liqya, près de Ramallah, et militant du mouvement islamiste palestinien Hamas, comme le chef de la cellule présumée, qui comprenait deux autres résidents de la localité.

Le Shin Beth affirme que c'est M. Moussa qui a recueilli des renseignements en vue de l'attentat, fabriqué et remis la bombe à Mafarja, choisi pour poser la bombe en raison de sa nationalité israélienne qui lui facilitait l'accès à Tel-Aviv, selon le texte. Les trois autres suspects présumés faisaient encore l'objet d'une enquête et, étant palestiniens, seront poursuivis le cas échéant par la justice militaire, a précisé le parquet de Tel-Aviv.

L'attentat de Tel-Aviv, première attaque à la bombe en Israël depuis mars 2011, s'était produit quelques heures avant l'entrée en vigueur d'une trêve sous médiation égyptienne entre Israël et le Hamas, au pouvoir à Gaza. (afp)

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