Actualisé 11.03.2013 à 11:09

Golf

Un jeune Lausannois brille chez les pros

Rodolphe de Heer a réussi un joli résultat la semaine dernière en Espagne. Le Vaudois de 19 ans a pris la 2e place d'un tournoi, ne s'inclinant qu'en play-off face au pro espagnol Vicente Blazquez.

de
Jean-Philippe Pressl-Wenger
Rodolphe de Heer (à droite) félicite Vicente Blazquez au terme du play-off qui lui vaudra la deuxième place du tournoi.

Rodolphe de Heer (à droite) félicite Vicente Blazquez au terme du play-off qui lui vaudra la deuxième place du tournoi.

Comme dans tout autre sport, il n'est pas aisé de se faire une place dans le monde du golf professionnel. C'est pourtant le pari que s'est lancé Rodolphe de Heer. Enfant de Chardonne (VD), il a touché ses premiers clubs en 2003 déjà, au moment où son père décide de se mettre au golf. «J'ai assez vite su que je voulais en faire mon métier, assure le jeune espoir. Le golf est très rapidement devenu ma passion.»

Face à cette détermination, sa famille met en place un véritable team privé autour de lui pour lui permettre de progresser. Entraîneur, préparateur physique et coach mental se coordonnent pour faire éclore un talent. Sa famille assure en coulisse la logistique et prend en charge les frais colossaux que la vie de golfeur en devenir implique.

Objectif : l'Europe

Sa jeunesse n'empêche pas de Heer d'avoir un esprit de compétition déjà aiguisé. «Bien sûr que cette deuxième place en Espagne me fait plaisir, mais sur le moment j'étais un peu fâché, j'aurais aimé gagner», sourit le titulaire d'un bac français en économie. La France, c'est aussi le pays où il s'entraîne. «Je suis basé dans une académie à vingt minutes de Cannes, où je réside de façon permanente», explique encore celui dont Tiger Woods reste l'idole. «Les Etats-Unis auraient été une autre option, mais je préfère le style de vie ici en Europe.»

Double national, le Vaudois ne fait pas grand cas de ses racines néerlandaises. Même s'il tente d'apprendre la langue. «Je suis né en Suisse et j'ai grandi ici, il n'y a donc aucune raison pour que je ne joue pas pour la Suisse. Tout le monde a envie de représenter son pays.» Son objectif, au-delà d'intégrer à terme le monde professionnel (European Tour ou Challenge Tour), est plus immédiat. «J'aimerais pouvoir prendre part aux Championnats d'Europe par équipes qui se dérouleront cet été», espère ce passionné de finance et d'histoire. C'est l'Association suisse qui décidera de sa sélection.

Jean-Charles Bemberg, capitaine du Golf Club de Lausanne:

«Dans le golf, la progression s'effectue très souvent par paliers. D'abord vous tentez d'améliorer votre handicap, puis vous réussissez à jouer le parcours, et finalement vous parvenez à jouer mieux que le parcours. Ces résultats augmentent votre niveau de confiance en votre jeu. C'est un élément déterminant dans la progression. Rodolphe de Heer possède une confiance absolue en ses capacités. Mais tout cela prend du temps, et il est rare de voir des golfeurs éclore au niveau professionnel avant 25 ans. A ce titre, le jeune Nord-Irlandais Rory McIlroy reste une exception.»

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