Justice militaire: «Un juge a cru que c'était l'affaire du siècle»
Actualisé

Justice militaire«Un juge a cru que c'était l'affaire du siècle»

Le procès de cinq cadres de l'armée, accusés d'abus de confiance, d'abus de matériel et d'inobservation des prescriptions de service, s'est ouvert lundi à Yverdon-les-Bains (VD).

Deux des cinq militaires accusés arrivent pour l'ouverture du procès devant le Tribunal militaire 2 (Lundi 19 décembre 2016).

Deux des cinq militaires accusés arrivent pour l'ouverture du procès devant le Tribunal militaire 2 (Lundi 19 décembre 2016).

Keystone

Les défenseurs de cinq cadres de l'armée ont dénoncé lundi les accusations injustes et exagérées qui accablent leurs clients au premier jour du procès devant le Tribunal militaire 2 à Yverdon-les-Bains (VD). Ils ont demandé en vain le report de l'audience pour complément d'instruction.

Deux officiers supérieurs et trois sous-officiers comparaissent sur le banc des accusés. «Un juge d'instruction a cru que c'était l'affaire du siècle. Il s'attaquait au gratin de l'armée. Il n'a instruit qu'à charge, voulant décrire une sorte d'armée parallèle, oeuvrant à l'insu du haut de la hiérarchie. La réalité est tout autre», a déclaré un des défenseurs, Me Robert Assaël.

Le principal accusé est un spécialiste reconnu de technique de tir de combat. Il fait autorité auprès de l'armée suisse et aussi à l'étranger. Il est accusé d'escroquerie par métier et d'abus de confiance aggravé, notamment.

En substance, on lui reproche d'avoir organisé des cours payants au profit d'une association dont il était vice-président. Il aurait dans ce but utilisé des infrastructures et des munitions de l'armée. Selon l'accusation, il en aurait retiré un profit, ce que conteste la défense. (nxp/ats)

(NewsXpress)

Ton opinion