Brésil – Un juge de la Cour suprême revient sur la décision de bloquer Telegram
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BrésilUn juge de la Cour suprême revient sur la décision de bloquer Telegram

La Cour suprême brésilienne avait donné, samedi, vingt-quatre heures à la messagerie pour se conformer aux lois.

La messagerie en ligne cryptée est la clé de voûte de la stratégie de campagne de Bolsonaro, qui vise la réélection à la présidentielle d’octobre et défend la liberté d’expression sans limites.

La messagerie en ligne cryptée est la clé de voûte de la stratégie de campagne de Bolsonaro, qui vise la réélection à la présidentielle d’octobre et défend la liberté d’expression sans limites.

AFP

Le juge de la Cour suprême brésilienne, qui avait donné, samedi, vingt-quatre heures à Telegram pour éviter d’être bloquée, a levé dimanche cette menace, estimant que la messagerie en ligne s’était conformée aux ordres judiciaires.

Considérant que les demandes de la Cour suprême du Brésil ont été «pleinement satisfaites», «je révoque la décision de suspendre complètement et intégralement le fonctionnement de Telegram au Brésil», a écrit le juge Alexandre de Moraes dans un arrêt rendu public par la Cour suprême. Le juge avait décidé de bloquer, vendredi, la populaire messagerie en ligne, très utilisée par le président d’extrême droite Jair Bolsonaro et ses réseaux, à sept mois de la présidentielle, dans un pays gangrené par la désinformation.

Cette décision «est irrecevable», avait alors réagi le président Bolsonaro, estimant que la décision du juge affectait «70 millions de personnes». «Ce qui est en jeu, c’est notre liberté», avait déclaré le président. Telegram est téléchargée sur environ 53% des mobiles au Brésil. Samedi, le juge avait finalement donné vingt-quatre heures à Telegram pour se conformer à la loi, estimant que la messagerie s’était alors «partiellement conformée aux ordres judiciaires».

Presque pas de modération sur la plateforme

Ce délai de vingt-quatre heures avait été donné après que Pavel Durov – le patron fondateur russe de Telegram, dont le siège social est à Dubaï – eut présenté ses excuses à la Cour suprême, invoquant un «problème de communication», tout en réclamant un nouveau délai pour répondre aux exigences de la justice brésilienne. La messagerie n’a finalement jamais cessé de fonctionner normalement en fin de semaine.

La messagerie en ligne cryptée est la clé de voûte de la stratégie de campagne de Bolsonaro, qui vise la réélection à la présidentielle d’octobre et défend la liberté d’expression sans limites.

Contrairement à d’autres plateformes, il n’y a sur Telegram presque pas de modération de contenu des messages et les groupes peuvent rassembler jusqu’à 200’000 membres, ce qui augmente considérablement le potentiel viral des fausses informations. Cela a valu à Telegram des sanctions dans certains pays, de la suspension – temporaire ou définitive – de ses services au blocage ciblé de certains comptes ou groupes d’usagers.

(AFP)

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