Actualisé 07.07.2016 à 23:48

Affaire CosbyUn juge refuse d'annuler les poursuites

La défense de l'acteur a contesté la validité des poursuites en l'absence du témoignage direct de la victime présumée.

Bill Cosby s'est montré plus actif que lors des audiences précédentes mais n'a toujours pas pris la parole.

Bill Cosby s'est montré plus actif que lors des audiences précédentes mais n'a toujours pas pris la parole.

photo: Keystone

Un juge de Pennsylvanie a de nouveau refusé jeudi d'annuler les poursuites visant l'acteur américain Bill Cosby, accusé d'agression sexuelle en 2004, levant l'un des derniers obstacles à la tenue d'un procès, à une date encore indéterminée.

Andrea Constand accuse Bill Cosby de l'avoir agressée sexuellement, alors qu'elle se trouvait au domicile de l'acteur, début 2004. S'il reconnaît s'être livré à des attouchements, le créateur du "Cosby Show" affirme qu'il s'agissait d'une relation consentie.

Pour la troisième fois, la défense de Bill Cosby a tenté d'éviter la tenue d'un procès en contestant la régularité de la procédure. Le fond de l'affaire n'a toujours pas été abordé.

L'acteur était présent, toujours tiré à quatre épingles, et s'est montré plus actif que lors des audiences précédentes. Il a notamment réagi par des gestes de la tête aux arguments de l'accusation et a beaucoup échangé avec ses conseils.

Néanmoins, depuis son inculpation et malgré plusieurs dizaines d'heures d'audience, il n'a pas encore été amené à prendre la parole devant le juge.

Jeudi, la défense de Bill Cosby a contesté la validité des poursuites en l'absence du témoignage direct, à l'audience préliminaire, fin mai, de la victime présumée, Andrea Constand.

La cour suprême de Pennsylvanie doit examiner prochainement un pourvoi relatif à ce sujet, lié à une autre affaire. L'arrêt devrait apporter des éclaircissements sur les limites éventuelles de l'utilisation des témoignages écrits avant la tenue d'un procès.

Pour le procureur du comté de Montgomery, Kevin Steele, la défense de Bill Cosby aura tout loisir de questionner la victime présumée à l'audience.

Contraindre Andrea Constand à témoigner à l'audience avant le début du procès reviendrait à la fragiliser avant l'ouverture des débats et à la "victimiser", a fait valoir Kevin Steele. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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