Actualisé 14.03.2017 à 14:28

Vevey (VD)Un juriste abuseur condamné pour viols

Mardi, la justice a reconnu coupable un trentenaire qui a abusé d'une jeune fille de 20 ans, en février 2015.

(Photo d'illustration)

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Keystone

Le Tribunal correctionnel de Vevey (VD) a condamné mardi un juriste saoudien de 31 ans à 30 mois d'emprisonnement, dont 6 mois ferme. En février 2015, à Montreux, l'homme avait abusé sexuellement d'une fille de 20 ans qu'il avait amenée dans sa chambre d'hôtel.

L'homme a été condamné pour actes d'ordre sexuel commis sur une personne incapable de discernement ou de résistance. La peine correspond aux réquisitions du Ministère public. Le trentenaire ne s'est pas présenté à la lecture du verdict.

Caution de 100'000 francs

Le jugement retient une culpabilité «lourde» du condamné. Il s'en est pris «sans scrupules» à la jeune fille, qu'il a traitée «comme un objet sexuel». Il n'a exprimé «aucun regret ou excuse» à une victime «apparue désemparée aux débats».

Sur la question du sursis, les juges ont émis un «pronostic mitigé». Ils ont toutefois retenu en faveur du Saoudien le fait qu'il s'est présenté à l'ouverture de son procès, «manifestant un certain respect de la loi», bien que sa présence soit essentiellement «due à une volonté de récupérer» la caution de 100'000 francs qu'il a dû verser.

Victime inconsciente

Dans la nuit du 13 au 14 février, alors qu'il rentrait d'une soirée passée dans une boîte de nuit de Montreux avec une amie, l'homme a rencontré la victime couchée dans la rue. Alcoolisée et fatiguée, elle se trouvait dans un «état de conscience altéré».

Voyant que la jeune fille n'allait pas bien, le juriste et son amie l'ont amenée dans leur suite. La victime s'est couchée dans le lit du condamné et s'est endormie. Elle s'est brièvement réveillée pendant que l'homme la pénétrait, puis, plus tard, nue dans le lit.

Dans les jours qui ont suivi, la jeune fille a souffert de douleurs anales et vaginales et de courbatures. Les tests médicaux ont révélé la présence de liquide séminal du condamné dans son corps. Aucune lésion n'a été constatée.

Images de vidéosurveillance

L'homme a toujours affirmé que la jeune fille était consciente et consentante, et il conteste tout acte de pénétration. Après le départ de son amie, la jeune fille lui aurait fait des avances, auxquelles il aurait cédé.

Le témoignage de son amie, du réceptionniste de l'hôtel et des images de vidéosurveillance, ainsi que les traumatismes subis par la victime ont convaincu les juges que cette version n'était «pas crédible». (nxp/ats)

(NewsXpress)

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