Karaté - Un karatéka neuchatelois suspendu 2 ans pour un thé froid

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KaratéUn karatéka neuchâtelois suspendu 2 ans pour un thé froid

Noah Pisino a été mis à l’écart pour deux ans par la Fédération suisse pour avoir brisé une bulle sanitaire en allant acheter un thé froid.

De gauche à droite: Lanyfer Miñano, Noah Pisino, Melinda Michel et Maya Schärer durant l’étape stambouliote de la Premier League de karaté, début mars 2021.

De gauche à droite: Lanyfer Miñano, Noah Pisino, Melinda Michel et Maya Schärer durant l’étape stambouliote de la Premier League de karaté, début mars 2021.

Instagram: SKF Swiss Karate Federation

«La sanction est complètement exagérée». Noah Pisino n’a pas mâché ses mots au micro de la radio neuchâteloise «RTN» au moment de réagir à sa suspension. Le karatéka neuchâtelois a été écarté par la Fédération suisse pour une durée de deux ans.

En mars, durant un stage d’entraînement à Fiesch (VS), le sportif et un de ses équipiers ont eu la mauvaise idée de briser la bulle sanitaire mise en place pour aller acheter un thé froid.

«Ces sanctions sont normalement données aux personnes qui se dopent ou qui trichent»

Noah Pisino au micro de «RTN».

«Oui nous sommes en tort, mais la sanction est bien trop élevée pour ce que nous avons fait», réagissait le jeune athlète. «Lorsqu’on voit les «hauts placés» qui peuvent se permettre d’aller acheter des cigarettes et faire leurs petites commissions à la Coop et que nous n’en avons pas le droit, nous ne comprenons pas tellement la logique là-dedans», se désolait-il.

Des Jeux qui tombent probablement à l’eau

Une sanction qui intervient au plus mauvais moment, alors que les Jeux olympiques étaient dans le viseur du Neuchâtelois. Le processus de sélection était notamment agendé à ses prochaines semaines. «J’étais potentiellement dedans, mais maintenant c’est derrière, ce n’est plus possible. Donc voilà, un peu déçu», expliquait-il, le ton las.

La possibilité de faire recours existe toutefois, mais cette option est vue comme un véritable chemin de croix: «C’est beaucoup d’énergie à investir et je ne sais pas si j’ai cette énergie-là. Je pense que ce serait une bonne chose de le faire, parce que ce n’est pas correct (ndlr: la suspension).

«Un bon business pour eux»

Ses origines françaises ou italiennes pourraient lui ouvrir les portes d’autres fédérations selon la radio neuchâteloise. D’autant plus que les derniers choix de la Fédération suisse, notamment les nouvelles conditions d’admission, ne plaisent pas beaucoup à Noah Pisino.

C’est notamment la mise en place d’une cotisation de 600 francs par année qui indigne le karatéka. «Je ne comprends pas l’intérêt d’être en équipe nationale si en plus nous devons débourser de l’argent et prendre le temps d’aller à des stages 15 fois par année», pestait-il avant de conclure: «Je trouve fou de payer pour représenter la Fédération suisse, pour représenter son pays.»

(Sport-Center)

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