Festival de cinéma: Un lundi à fond la compète à Visions du Réel
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Festival de cinémaUn lundi à fond la compète à Visions du Réel

19 longs métrages documentaires sont en compétition pour remporter le Grand Prix du 45e Festival de Nyon, dont 6 sont projetés aujourd'hui.

par
Catherine Magnin

Bienheureux celles et ceux qui ne travaillent pas ce lundi 28 avril. Ou qui ne travaillent pas le matin, l'après-midi, ou le soir! Ils vont pouvoir se gaver de documentaires au Festival de Nyon. En commençant tôt et en finissant tard, ils peuvent même, entre autres joyeusetés, visionner 6 des 19 longs métrages en compétition. Et découvrir par la même occasion des régions méconnues de notre planète.

Pour cela, il faut se lever tôt, puisque la première projection débute à 10h, avec «Domino Effect», de E. Niewira et P. Rosolowski. Direction l'Abkhazie, ce territoire d'à peine 8 600 km2 et moins de 250'000 habitants, coincé entre Mer Noire, Russie et Géorgie, dont elle s'est déclarée indépendante en 1992. C'est là qu'une chanteuse d'opéra russe vient vivre, par amour pour le ministre des sports. Mais s'intégrer dans la vie locale n'est pas une partie de plaisir. Car dans la station balnéaire à l'abandon, l'oisiveté de la population désespère la jeune femme. Et ce ne sont pas les championnats du monde de domino qui vont redorer le blason du pays! Le mari, lui, espère toujours un avenir meilleur pour sa patrie...

Aux antipodes

«Les tourmentes» (projeté à 12h), de Pierre-Yves Vanderweerd, invite le spectateur en plein Massif Central, au Mont Lozère, terre de menhirs et de mystères, où le silence appelle le mysticisme, la nature les visions...

«Thuletuvalu» (à 14h), documentaire suisse de Matthias von Gunten, rapproche deux endroits aux antipodes l'un de l'autre: Thule, au Groenland, et Tuvalu, en Polynésie. Avec en commun, les changements climatiques: fonte des glaciers d'un côté, élévation du niveau de la mer de l'autre... Et des habitants contraints de bouleverser leurs traditions pour s'inventer un futur... (voir la bande annonce ci-dessus)

«Pelican in the desert» (à 16h30) de Kairish Viestur, emmène le spectateur dans le nord de l'Europe, en Latgale, l'une des quatre régions administratives de la Lettonie (avec un débordement en Russie). Une région autrefois principalement juive, et désormais bastion de la religion catholique en Lettonie.

Aux limites du surnaturel

«Quelques jours ensemble» (à 19h), de S. Breton, invite à un interminable voyage d'hiver en train en Russie. Non, ce n'est pas le transperceneige, mais un wagon de 3e classe où les gestes, les anecdotes, s'entrechoquent entre les passagers...

«Desert Haze» (à 21h30) de Sofie Benoot nous entraîne dans l'Ouest américain. Qui ressemble à ce pays mythique rendu célèbre par les westerns, mais dans lequel d'étranges créatures ont fait leur apparition: des astronautes qui se préparent à la vie sur Mars, des chanteurs de country japonais, des archéologues militaires, entre autres...

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