Usage du Taser en France: Un Malien meurt après avoir reçu des décharges
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Usage du Taser en FranceUn Malien meurt après avoir reçu des décharges

Un homme est décédé dans la nuit de lundi à mardi, en France, suite à deux décharges de Taser administrées par la police.

L'usage du Taser est controversé, selon certains.

L'usage du Taser est controversé, selon certains.

Un Malien de 38 ans en situation irrégulière est mort dans la nuit de lundi à mardi à Colombes (Hauts-de-Seine, France), après avoir reçu deux décharges du pistolet à impulsions électriques Taser pendant son interpellation par la police, a indiqué mardi une source policière.

«Au cours de l'interpellation, il y a eu usage de Taser par deux fois. A l'issue de l'intervention, la personne est décédée d'un malaise dont l'origine reste à déterminer», a expliqué une porte-parole de la police.

Le directeur de Taser France, Antoine di Zazzo, a déclaré à l'AFP que «seule l'autopsie de cette homme permettra de dire si notre pistolet est responsable de décès». «A ce jour, dans le monde, le Taser n'a jamais tué quelqu'un», a-t-il assuré.

Armé d'un marteau

Vers minuit, la police a été appelée à la suite d'un différend entre l'homme et son ami qui l'hébergeait. Au moment du contrôle d'identité, l'homme «pète les plombs» et va chercher un gros marteau pour frapper l'un des policiers au niveau de l'arme accrochée à la ceinture.

L'homme, décrit comme violent et de forte corpulence par une source policière, s'enfuit dans les étages de l'immeuble. Il se débat violemment et blesse quatre des huit policiers venus le maîtriser.

Une enquête ouverte

Les policiers font par deux fois usage du Taser mais les décharges ne semblent pas avoir d'effet sur lui. Une fois maîtrisé, l'homme est escorté dans l'ascenseur pour être emmené au commissariat mais il fait un malaise.

Les sapeurs-pompiers, qui étaient déjà sur place pour soigner les policiers blessés, ont porté assistance à la victime. Malgré l'aide du Samu, l'homme n'a pas pu être réanimé.

Le parquet de Nanterre a saisi l'Inspection générale des services (IGS) pour connaître les circonstances exactes de cette interpellation.

(afp)

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