Un manque ou un excès de sommeil accroît les risques de mortalité

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Un manque ou un excès de sommeil accroît les risques de mortalité

Dormir trop ou pas assez accroît de façon importante les risques de mortalité, selon une étude. Un excès ou un manque de sommeil peuvent entraîner une augmentation de 110 % des risques de décès.

Une diminution de la durée de sommeil parmi des sujets dormant habituellement 6, 7 ou 8 heures a entraîné une augmentation de 110 % des risques de décès d'origine cardiovasculaire, indique cette recherche conduite en Grande-Bretagne, à la faculté de médecine du College London, dont les résultats sont publiés samedi aux Etats-Unis.

En revanche, un excès de sommeil chez des sujets dormant généralement 7 ou 8 heures a provoqué la même hausse des risques de mourir, mais pour d'autres causes.

«En termes de prévention, les conclusions de notre étude indiquent que dormir sept ou huit heures par nuit est idéal pour la santé chez un adulte», souligne l'auteur de l'étude.

Ces travaux montrent aussi qu'un allongement de la durée de sommeil chez ceux ne dormant généralement que cinq ou six heures, a probablement un effet bénéfique sur leur santé. Mais ceux dormant déjà 7 ou 8 heures devraient éviter de dormir davantage pour ne pas accroître leurs risques de mortalité.

Cette étude a été conduite sur 10 308 participants âgés de 35 à 55 ans entre 1985 et 1993, avec un suivi pendant plusieurs années, sans tenir compte des facteurs socio-démographiques et des problèmes de santé pré-existants. (ats)

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