Coupe Davis : Un match d'ouverture déja capital
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Coupe Davis Un match d'ouverture déja capital

Wawrinka tentera d'offrir un 1er point à la Suisse en finale de Coupe Davis. Il devra battre Tsonga dans un match qui promet d'être indécis, vendredi.

par
Laurent Morel/duf
Lille

Jeudi, les écrans du stade Pierre-Mauroy affichaient déjà un score de 5 sets accrochés, dans une première partie finalement remportée par la France. Si toute la Suisse espère que ce test technique n'est pas prémonitoire, la rencontre d'ouverture entre Wa­wrinka et Tsonga promet néanmoins d'être serrée.

C'est le Vaudois qui aura pour mission de mettre la Suisse sur les bons rails. Dans les confrontations entre les deux joueurs, le résident de Coppet est mené 2-3 par son voisin sur La Côte (Gingins). Ces parties ont toujours été très accrochées. Les trois matches disputés en 2 sets gagnants se sont terminés en 3 manches. Quant aux deux autres, ils se sont joués en 5 sets sur la terre battue de Roland-Garros, en 2011 et en 2012 (une victoire chacun). Il y a fort à parier que le combat sera encore au rendez-vous, aujourd'hui dès 14 h. «Ce sera différent, a toutefois lâché Wawrinka. Ici, on est en indoor. La terre battue est plus rapide qu'habituellement.» Une situation qui ne devrait avantager aucun des deux joueurs.

«Avec Stan, nous avons un passé spécial», a reconnu Tsonga, qui disputera sa première finale de Coupe Davis. Le Manceau a beaucoup d'attentes. «C'est le plus grand moment de ma carrière», a-t-il souligné. «La pression sera des deux côtés», a pour sa part précisé Wawrinka.

Cette rencontre risque en tout cas de mettre à rude épreuve les nerfs dans les deux camps. «J'aurais préféré jouer en premier, car je perds beaucoup d'énergie à regarder les potes», prévient Gaël Monfils. Dans une confrontation aussi indécise que l'est cette finale, le premier point pourrait bien se révéler crucial. Ne serait-ce que pour engranger de la confiance.

Roger Federer: «Je sais jusqu'où forcer»

Roger Federer a révélé, jeudi, que ses problèmes de dos remontaient à il y a très longtemps. «J'y ai ressenti des douleurs de nombreuses fois. Pas uniquement ces dernières années, mais aussi en juniors. Je sais à quel point je peux forcer, ou ce que ça donne au pire stade.» Le No 1 helvétique a toutefois hésité quand on lui a demandé s'il jouerait dans un autre tournoi en étant dans le même état physique. «Je ne sais pas, c'est une bonne question. On verra. Si c'était un risque énorme pour le reste de ma vie, je ne le prendrais pas.» Pour Gaël Monfils, qui l'affrontera aujourd'hui si tout va bien, il n'y a aucun doute. «Je connais Roger. S'il vient sur le court, c'est qu'il est prêt à 100%.

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