Tennis - Paris: Un match sans histoires pour Federer
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Tennis - ParisUn match sans histoires pour Federer

Le Bâlois s'est imposé sans coup férir, jeudi soir, lors des huitièmes de finale du Masters 1000 de Paris-Bercy.

En quart, le Bâlois retrouvera le Canadien Milos Raonic.

En quart, le Bâlois retrouvera le Canadien Milos Raonic.

Face au qualifié français Lucas Pouille (ATP 176), Roger Federer a connu un match sans histoires (6-4 6-4) pour décrocher sa 14e victoire d'affilée depuis l'US Open. Le no 2 mondial n'a pas eu la moindre balle de break à sauver. Le contexte était un peu trop «grand» pour Pouille, un joueur de 20 ans venu des tournois Future, que le public genevois avait pu voir à l'oeuvre l'an dernier au Challenger de la Queue d'Arve. Pouille n'a pas affiché la verve qui lui avait permis de battre Ivo Karlovic au 1er tour de ce Masters 1000. Et Federer s'est montré serein de bout en bout.

Les jeux ont défilé à toute vitesse, sans qu'on s'en rende compte. Le seul moment un peu disputé est survenu dans le 7e jeu du deuxième set. Federer a eu besoin de neuf balles de break dans cette 2e manche pour enfin ravir le service du Nordiste. Léger, aminci même apparemment depuis qu'il travaille avec son nouveau physio Daniel Troxler, Federer n'a pas eu à forcer son talent. Ce d'autant moins qu'il a pu s'appuyer sur un service très performant. Il a gagné pas moins de 27 des 29 points disputés derrière sa première balle (93 %).

«Je me sens pas mal!», a confirmé le Bâlois. «J'ai pris deux semaines de vacances avec ma famille après la demi-finale de Coupe Davis et je suis assez frais. Aujourd'hui, c'était quand même difficile car je ne connaissais pas trop ses coups (à Lucas Pouille), ni quelles zones il vise pour son service. J'avais beaucoup à perdre, donc je me suis surtout concentré sur mes jeux de service. Je n'ai pas voulu prendre trop de risques. Mais il a bien servi et m'a quand même mis sous pression.»

Lucas Pouille de son côté rendait hommage à son adversaire: «Il est en très grande forme. J'ai essayé, j'ai tout donné et je peux repartir la tête haute.»

Peut-être en prévision des travaux d'Hercule auxquels il s'astreint en cette fin de saison, où il est avide de reprendre à Novak Djokovic la place de no 1, Roger Federer a paru chercher à s'économiser. Il s'est constamment efforcé d'écourter les échanges, par des amorties ou en recherchant le coup gagnant.

Le Bâlois paraît parfaitement armé pour repousser en quarts de finale les assauts du canonnier canadien Milos Raonic (ATP 11). Le joueur d'origine monténégrine est toujours en course pour une place au Masters. Il jouera son va-tout. Mais les statistiques ne parlent pas en sa faveur: Federer l'a battu dans leurs six affrontements. (si)

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