15.04.2020 à 20:35

Thaïlande

Un médecin légiste aurait été infecté par un cadavre

Selon des scientifiques, un premier cas de transmission du coronavirus par une personne décédée aurait été détecté en Thaïlande.

de
joc

Un médecin légiste de Thaïlande serait mort fin mars du coronavirus après l'avoir contracté en manipulant le cadavre d'un patient à Bangkok, écrit BuzzFeed. Selon une lettre publiée le 11 avril dans le «Journal of Forensic and Legal Medicine», il pourrait s'agir du premier cas de transmission du Covid-19 via une personne décédée.

Les auteurs de cette lettre sont Won Sriwijitalai, du RVT Medical Center de Bangkok (Thaïlande), et Viroj Wiwanitkit, de l'Université Dr DY Patil à Pune (Inde). Selon eux, il est peu probable que ce médecin légiste ait été infecté par un porteur vivant du virus. En effet, à la fin mars, presque toutes les personnes atteintes du Covid-19 en Thaïlande venaient de l'extérieur et les cas de propagation au sein de la communauté étaient encore limités. Dans le même temps, le spécialiste avait affaire à des échantillons biologiques et des corps.

«Les professionnels de la médecine légale doivent porter des dispositifs de protection, dont une combinaison, des gants, des lunettes, une casquette et un masque. La procédure de désinfection utilisée dans les salles d'opération peut également être appliquée dans les unités de pathologie et de médecine légale», préviennent les scientifiques.

Connaissances encore très limitées

On pense que le virus se propage par le biais de gout­te­lettes, des doutes subsistent quant aux autres éventuels modes de transmission de la maladie. À ce jour, on sait très peu de choses sur la durée de survie du coronavirus dans les cadavres ou dans quelle mesure ceux-ci peuvent être contagieux. Quoi qu'il en soit, les médecins sont mis en garde contre des contacts potentiellement dangereux avec les fluides corporels de personnes décédées. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), les poumons des patients morts d'une pneumonie causée par le Covid-19 peuvent se révéler infectieux s'ils sont mal manipulés lors d'une autopsie.

«Non seulement les médecins légistes, mais aussi les personnes travaillant dans une morgue ou les employés de pompes funèbres doivent faire preuve d'une attention particulière. C'est une véritable préoccupation», estime Angelique Corthals, professeure de pathologie à la City University de New York.

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!