Actualisé 06.08.2012 à 13:38

EspagneUn membre présumé de l'ETA arrêté en France

En fuite depuis mars 2007, le suspect a été arrêté lundi matin dans les Pyrénées-Atlantiques, il faisait l'objet d'un mandat d'arrêt européen.

La police française a arrêté lundi dans le sud-ouest de la France un membre présumé du groupe armé basque ETA, qui a réaffirmé en juillet son rejet de la violence, a annoncé le ministère espagnol de l'Intérieur.

Il s'agit d'Inaki Imaz Munduate, qui figure sur la liste des personnes soupçonnées «d'implication dans des actes terroristes» établie par le ministère de l'Intérieur.

Le suspect, né le 7 décembre 1978 à Saint-Sébastien dans le Pays basque espagnol, a été arrêté lundi à 09H45 GMT à Hendaye, dans les Pyrénées-Atlantiques, a précisé le ministère.

En fuite depuis mars 2007, il était recherché par la justice espagnole pour «délit de collaboration avec un groupe armé» et faisait l'objet d'un mandat d'arrêt européen.

Inaki Imaz Munduate habitait en Irlande «jusqu'il y a quelques mois, clandestinement et avec de faux papiers fournis» par l'ETA, ont ajouté les responsables espagnols.

«Sa présence dans ce pays répondrait à la stratégie élaborée par le groupe terroriste ETA pour délocaliser une partie de ses structures clandestines afin d'éviter la pression policière dont elle fait l'objet en France», selon eux.

Les arrestations se sont multipliées dans les rangs de l'ETA ces derniers mois. Au total, 18 suspects ont été arrêtés depuis le 1er janvier, dont 12 en France.

D'après le ministère, Inaki Imaz Munduate «appartiendrait à l'appareil politique , structure qui dirige actuellement l'organisation terroriste».

Il aurait ainsi été «d'une part en contact avec la direction» et de l'autre «avec les structures clandestines installées dans le sud de la France, en leur fournissant de l'aide ponctuellement et des conseils techniques», précise un communiqué.

Ancien membre d'un commando de l'ETA baptisé «Donosti», il aurait à l'époque mis son appartement de Saint-Sébastien à disposition de l'organisation, en «y stockant des armes et munitions». Il élaborait également des rapports manuscrits visant à «commettre de futurs attentats».

Un autre membre présumé de l'ETA, arrêté le 29 juin à Londres, Ignacio Lerin Sanchez, 39 ans, était un «compagnon de commando» d'Inaki Imaz Munduate.

Le groupe séparatiste avait annoncé le 20 octobre 2011 qu'il mettait fin à plus de 40 ans d'une lutte armée qui a fait 829 morts.

Selon le ministère espagnol, Inaki Imaz Munduate aurait contribué «à la grande profusion» d'information émanant de l'ETA depuis cette annonce.

Dans le dernier communiqué diffusé par l'ETA datant du 9 juillet, l'organisation a réaffirmé son rejet de la violence mais a accusé l'Espagne et la France de «paralyser» tout processus de dialogue.

L'ETA refuse de se dissoudre, comme le réclament ces deux pays. (afp)

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