Panique en plein vol: Un message terrifiant tire les passagers de leur sommeil

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Panique en plein volUn message terrifiant tire les passagers de leur sommeil

En plein vol de nuit entre les États-Unis et la Nouvelle-Zélande, une alerte a retenti et les masques à oxygène ont été déployés, semant le chaos. Il s’agissait en fait d’un dysfonctionnement.

Les masques sont restés pendus au plafond pendant les trois dernières heures du vol.

Les masques sont restés pendus au plafond pendant les trois dernières heures du vol.

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Les passagers d’un vol reliant Los Angeles à Auckland (NZ) dans la nuit de jeudi à vendredi dormaient paisiblement quand un message terrifiant a résonné dans un haut-parleur: «Ceci est une urgence. Ceci est une urgence. Mettez votre masque», ordonnait une voix. Dans la foulée, les masques à oxygène ont été libérés de leur trappe, semant la panique parmi les passagers. Kelly, qui prend régulièrement ce vol, assure pourtant que le voyage s’était déroulé tout à fait normalement jusque-là.

«Toutes les hôtesses ont dû s’y mettre, comme s’il y avait une urgence. Tout le monde était choqué, même elles. C’était assez fou», raconte la jeune femme de 23 ans au «New Zealand Herald». Kelly assure que deux passagers ont subi une crise de panique, l’un d’entre eux s’évanouissant dans l’allée. La voyageuse affirme qu’après avoir enfilé leur masque, les occupants de l’appareil ont vécu 15 minutes d’angoisse totale, n’ayant aucune idée de ce qui était en train de se passer.

Trois heures d’angoisse

Kelly a eu tellement peur qu’elle a du mal à se remémorer précisément le fil des événements. «Je crois que je m’attendais à péter un plomb. Alors je me disais à moi-même d’enterrer mes émotions. Je me focalisais sur les battements de mon cœur», se souvient-elle. Après d’interminables minutes d’effroi, le commandant de bord a fini par annoncer avoir procédé à des vérifications et que tout semblait être normal. Les masques sont toutefois restés pendus pendant les trois dernières heures du vol.

En principe, les masques à oxygène ne sont déployés qu’en cas de perte significative d’altitude ou de sévères turbulences. Le pilote et le personnel de bord se sont efforcés de rassurer les passagers, tout en leur expliquant que les masques continueraient d’émettre de l’oxygène par précaution. «Les gens étaient calmes, mais silencieusement terrifiés. Il restait trois heures avant l’atterrissage, et comme ils nous parlaient de la météo à Auckland, les gens s’accrochaient un peu plus à leur siège», raconte Kelly.

«Les masques à oxygène n’étaient pas nécessaires»

Une fois l’appareil posé à Auckland peu après 5 h du matin, le commandant de bord a présenté ses plus plates excuses aux passagers. Air New Zealand a confirmé l’incident. «Nous sommes en train de contacter les clients du vol pour nous excuser de cette perturbation», a fait savoir la compagnie. Selon David Morgan, chef de l’intégrité opérationnelle et de la sécurité, les masques à oxygène se sont automatiquement déployés lorsque l’avion est descendu de 10’300 mètres à 8300 mètres pour éviter les turbulences annoncées.

«Au cours de cette descente, un avertissement d’urgence automatisé s’est activé demandant aux gens de mettre leurs masques», a-t-il expliqué, avant d’ajouter: «Nous sommes désolés pour le réveil alarmant sur ce vol. Il ne s’agissait pas d’une situation d’urgence et les masques à oxygène n’étaient pas nécessaires.» Vendredi matin, des ingénieurs ont inspecté le système de surveillance de la cabine de l’avion afin de trouver la cause du dysfonctionnement.

(joc)

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