La vie des mouches: Une microprotéine essentielle dans «la compétition des spermatozoïdes»
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La vie des mouchesUne microprotéine essentielle dans «la compétition des spermatozoïdes»

Les peptides jouent un rôle crucial dans la sélection des mâles reproducteurs. Cette découverte de chercheurs de l’UNIGE pourrait permettre de stériliser certains insectes véhiculant des maladies.

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lhu/comm
 Les chercheurs ont constaté qu’en enlevant la microprotéine chez certains mâles, les femelles pondent les œufs de tous les reproducteurs au lieu de sélectionner uniquement les spermatozoïdes des plus robustes.

Les chercheurs ont constaté qu’en enlevant la microprotéine chez certains mâles, les femelles pondent les œufs de tous les reproducteurs au lieu de sélectionner uniquement les spermatozoïdes des plus robustes.

Getty Images/EyeEm

Une protéine miniature au rôle primordial dans la reproduction des mouches. C’est ce que des chercheurs de l’Université de Genève (UNIGE), en collaboration avec l’Université Cornell (USA) et l’Université de Groningen (Pays-Bas) ont découvert. «Le micropeptide exerce un rôle crucial dans la compétition des spermatozoïdes provenant des différents mâles avec lesquels la femelle s’accouple», rapportent les scientifiques dans un communiqué publié mardi.

«La préférence du dernier mâle»

Une fois accouplées, les femelles drosophiles, ces petites mouches que l’on trouve souvent dans les corbeilles de fruits, deviennent moins réceptives aux autres mâles. Il arrive que ce comportement soit contrebalancé par le phénomène de «préférence pour le dernier mâle». Malgré la baisse de libido induite par un premier rapport, les femelles décident de s’accoupler avec un nouveau mâle, plus sain ou plus fort, dans le but d’avoir une descendance plus robuste. Dans ce cas, le sperme du premier mâle est chassé pour ne conserver que celui du dernier mâle.

Or, les chercheurs ont constaté qu’en enlevant le micropeptide chez certains mâles, même si les femelles s’accouplent ensuite avec un autre prétendant, le liquide séminal des premiers n’était pas éjecté. Le phénomène de la «préférence pour le dernier mâle» était donc annulé, diminuant ainsi la robustesse de leur descendance.

Un pas vers la stérilisation des insectes

Cette découverte présente un intérêt tout particulier chez certaines espèces d’insectes responsables de problèmes sanitaires, économiques ou environnementaux, estiment les scientifiques. Elle serait «une alternative biologique aux insecticides non sélectifs […]. En libérant par millions des mâles stérilisés pour empêcher les femelles de s’accoupler avec les mâles sauvages fertiles, elle permettrait de limiter des populations nuisibles», conclut le communiqué.

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55 commentaires
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Assez

07.04.2021, 13:01

Et l'homme qui propage des maladies virales, etc, on le stérilise? marre de ces attaques envers les animaux, insectes, etc...c'est l'humain qui détruit la planète en se multipliant comme une bactérie. Point barre.

Kon art

07.04.2021, 11:55

On se les balance

Bienvenue à Gatacca

07.04.2021, 10:20

Quand on arrêtera de trafiquer la nature...