Un militaire genevois retrouvé sans vie à la frontière

Publié

Macabre découverteUn militaire genevois retrouvé sans vie à la frontière

Le corps d’un sous-officier suisse a été découvert par un promeneur sur un chemin forestier près de Thônex (GE).

par
Evelyne Emeri
Le cadavre du Genevois gisait du côté français de la frontière à Gaillard (F) qui jouxte Thônex (GE). 

Le cadavre du Genevois gisait du côté français de la frontière à Gaillard (F) qui jouxte Thônex (GE). 

Reporter mobile

C’est tout un quartier franco-genevois qui est encore sous le choc d’un déploiement policier impressionnant et surtout d’un corps recouvert d’un drap blanc qui ne laisse la place à aucun doute. Lundi 9 janvier, vers 9h30, un promeneur a fait une macabre découverte alors qu’il cheminait le long du cours d’eau, «Le Foron», entre Gaillard (F) et Thônex (GE): la dépouille d’un homme en uniforme militaire. La police française a immédiatement sécurisé le périmètre jusque vers 15h afin de passer au crible le terrain en collaboration avec la justice militaire suisse.

La justice militaire confirme

Cette intervention aux abords directs de quartiers résidentiels a alimenté les plus folles rumeurs, ceci d’autant que rien n’a transpiré jusqu’ici. La justice militaire suisse a confirmé au matin.ch qu’il s’agissait bien de l’un des leurs. «C’est effectivement un militaire, un jeune sous-officier genevois qui a été retrouvé mort à Gaillard (F) il y a dix jours. La police nationale française est en charge de l’enquête principale. Et nous avons ouvert une enquête complémentaire», explique Florian Menzi, porte-parole de l’autorité militaire pénale et judiciaire suisse.

Autopsie en cours

«La juge d’instruction de la justice militaire suisse est informée par les Français de l’avancée de l’enquête. A ce stade, nous ne pouvons pas donner de détails sur les circonstances du décès. Une autopsie est en cours, poursuit le communicant, les policiers français n’écartent aucune piste. Pour eux, l’hypothèse la plus probable serait un suicide. Il n’y a aucun indice s’agissant de l’intervention d’un tiers ou d’un crime.» Comment et pourquoi ce garçon d’une vingtaine d’années a-t-il perdu la vie? S’est-il ôté la vie? Aurait-il utilisé son arme de service? Le porte-parole Florian Menzi n’en dira pas davantage, secret de l’instruction oblige. Pour leur part, les autorités policières et judiciaires françaises restent injoignables sur le sujet.

Ton opinion