Egypte: Un militaire tire sur la foule: la vidéo
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EgypteUn militaire tire sur la foule: la vidéo

Un vidéaste amateur a filmé lundi un soldat planqué sur le toit d'un bâtiment en train de tirer sur les partisans du président déchu. Ce qui a provoqué un véritable tollé dans le pays.

Une vidéo diffusée mardi sur la Toile par un amateur montre un militaire égyptien en train de vider son chargeur, lundi au Caire, sur des partisans de Morsi depuis le toit d'un immeuble. Peu après, les Frères musulmans ont accusé «des soldats» et «des policiers» d'avoir ouvert le feu sans raison contre les manifestants et ont parlé de «massacre». Leur bras politique, le parti de la liberté et de la justice (PLJ), a appelé au «soulèvement (...) contre ceux qui sont en train d'essayer de (...) voler la révolution avec des chars», et mis en garde contre «l'apparition d'une nouvelle Syrie».

L'armée, citée par le journal gouvernemental «Al-Ahram», a donné une autre version, avançant que des «terroristes armés» avaient attaqué le siège de la Garde républicaine. Quelques heures plus tard, les autorités ont décidé de fermer le siège du PLJ au Caire en raison de la découverte «de liquides inflammables, de couteaux et d'armes», selon un haut responsable de sécurité.

En soirée, des islamistes ont manifesté dans plusieurs villes du pays, selon l'agence officielle Mena, malgré un appel de l'armée à lever les sit-in. Cette dernière a assuré qu'elle ne tolèrerait aucune «menace à la sécurité nationale». A Port-Saïd, sur le canal de Suez, des hommes armés circulant sur une moto ont ouvert le feu contre une église, blessant un homme, selon un témoin.

Au moins 50 morts

Des graves incidents, survenus lundi à l'aube devant le siège de la Garde républicaine au Caire lors d'une manifestation pro-Morsi, ont fait au moins 51 morts et 435 blessés, d'après les urgences.

En réaction, le président par intérim, Adly Mansour, a ordonné l'ouverture d'une enquête. Dans la nuit, il a ensuite émis une déclaration constitutionnelle prévoyant l'organisation d'élections législatives d'ici début 2014, afin de relancer la transition politique.

Une nouvelle Constitution sera en outre soumise à référendum, puis une présidentielle sera annoncée. (20 minutes/afp)

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