Actualisé 02.04.2018 à 17:34

GenèveUn milliardaire brésilien finance Genève en marche

Le parti, nouveau, ne regarde pas à la dépense et se paye de coûteuses publicités dans la presse. L'argent provient des connaissances de Stauffer.

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Eric Stauffer, à gauche, était invité l'été dernier sur le yacht du milliardaire brésilien Carlos Sanchez, son voisin.

Eric Stauffer, à gauche, était invité l'été dernier sur le yacht du milliardaire brésilien Carlos Sanchez, son voisin.

La Repubblica Napoli.it

Pour financer sa campagne, Genève en marche, le parti fondé en septembre par l'ex-MCG Eric Stauffer, peut compter sur les amis de ce-dernier selon le «Matin dimanche». A l'approche du premier tour des élections, le 15 avril prochain, la formation multiplie les publicités, notamment une pleine page dans la «Tribune de Genève», ce qui coûte 17'000 francs. A titre de comparaison, les budgets des grands partis vont de 200'000 francs pour Ensemble à gauche à 800'000 francs pour le MCG. Le PLR dispose de 500'000 francs. Selon une estimation de la «Tribune de Genève», Genève en marche bénéficie également d'un demi million de francs. Sauf que les partis sont financés par les cotisations des membres et l'argent touché via la présence d'élus au parlement. Genève en marche part lui de zéro, étant un parti tout neuf.

Ronald Zacharias, membre de Genève en marche, avocat et promoteur immobilier genevois dans la course pour le conseil d'Etat (dont la fortune familiale est estimée par «Bilan» entre 200 et 300 millions), n'aurait pas injecté tant d'argent que cela dans la campagne. Selon le «Matin dimanche», qui cite un membre d'un autre parti, Ronald Zacharias serait «près de ses sous». Un autre ami d'Eric Stauffer, le milliardaire brésilien Carlos Sanchez, dirigeant du groupe pharmaceutique EMS, ferait partie des sponsors. Le fondateur de Genève en marche juge que son réseau de «gens extrêmement influents» ont «par sympathie injecté des centaines de milliers de francs» dans son parti. «Si un parti est financé par des caisses maladie, il leur est redevable. Moi, je ne dois rien à personne», estime Eric Stauffer.

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