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Un millier de missiles pour endommager les sites iraniens

Les installations nucléaires iraniennes pourraient être sévèrement endommagées en dix jours avec un millier de missiles de croisière, a affirmé le Premier ministre israélien Ehud Olmert dans une interview.

Il a aussi exprimé des doutes sur l'avancement du programme iranien.

«Il n'est peut-être pas possible de détruire l'intégralité du programme nucléaire iranien mais il est possible de l'endommager de telle manière qu'il recule de plusieurs années», a estimé M. Olmert dans un entretien à l'hebdomadaire allemand Focus à paraître lundi.

«C'est techniquement faisable. Cela nécessiterait 10 jours et l'envoi d'un millier de missiles Tomahawk», ajoute-t-il. Interrogé sur la possibilité d'une intervention militaire en Iran mandatée par l'ONU, M. Olmert souligne: «Personne ne peut l'exclure».

Si l'Iran continue de ne pas tenir compte des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, «d'autres pourraient suivre», selon lui.

«Fanfaronnades»

M. Olmert a aussi dit douter de l'état d'avancement du programme nucléaire revendiqué par Téhéran. «Je ne crois pas que, comme ses dirigeants l'affirment, l'Iran soit sur le point de franchir le seuil de la technologie nucléaire», a-t-il dit. «Nous avons le temps de les stopper.»

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a déclaré son pays capable d'enrichir de l'uranium à une «échelle industrielle». Mais des inspecteurs soutiennent que le programme d'enrichissement iranien n'en est encore qu'au stade expérimental.

Les autorités iraniennes ont qualifié samedi les déclarations du Premier ministre israélien de «fanfaronnades». «De plus, si les Etats-Unis et Israël commettent une telle erreur, ils en connaissent mieux que quiconque les conséquences pour eux-mêmes», a ajouté Allaeddine Boroujerdi, président de la Commission des Affaires étrangères du parlement.

Vers de nouvelles sanctions

Israël considère l'Iran comme son principal ennemi et estime que le programme nucléaire de ce pays constitue pour lui une menace existentielle, notamment parce que Mahmoud Ahmadinejad appelle régulièrement à «rayer» l'Etat juif de la carte.

L'Iran s'expose à de nouvelles sanctions s'il n'arrête pas d'enrichir de l'uranium avant le 24 mai, nouvelle date-limite fixée par le Conseil de sécurité. (ats)

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