Un million pour doper la recherche sur la mobilité
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Un million pour doper la recherche sur la mobilité

Neuchâtel. Avec ce projet baptisé «MOVE», l'université va devenir le centre de pilotage
national pour les recherches en la matière.

Mais qui élabore les recettes qui font que toutes les grandes villes se mondialisent et se ressemblent? Pourquoi des médecins américains envoient-ils par internet des radiographies de patients à des collègues indiens pour un diagnostic immédiat? Deux exemples de question que se posent les chercheurs en mobilité.

«Les mouvements de population, d'idées et de capitaux sont devenus un facteur déterminant pour comprendre le monde d'aujourd'hui», indique Ola Söderström, professeur à l'Institut de géographie de Neuchâtel. Cet institut et quatre autres, dont notamment celui d'ethnologie, constitue la Maison d'analyse des processus sociaux (MAPS), qui a inscrit les études sur les mobilités en tête des objectifs de recherche. Grâce au million de francs débloqué par la Conférence universitaire suisse, la MAPS va piloter ce réseau de recherche sur les mobilités, qui aura aussi des ramifications dans les universités de Lausanne, Berne, et Zurich. Chacune des universités débloque parallèlement 300 000 fr. pour ce programme.

Le projet «MOVE» vise à créer un réseau de recherches coordonnées à l'échelle suisse. Un spécialiste mondial de la question sera invité chaque semestre jusqu'en 2011 à occuper cette Chaire suisse d'études en mobilité, qui devrait à terme se profiler en tant que centre de compétence international. Après 2011, cette Chaire sera financée uniquement par les hautes écoles concernées.

Nando Luginbuhl

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