Salon VivaTech: Un mini-hélico personnel pour moins de 100’000 francs
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Salon VivaTechUn mini-hélico personnel pour moins de 100’000 francs

De nombreuses innovations sont présentées au salon de la technologie et des start-up à Paris. Leurs créateurs sont à la recherche de partenaires et d’investisseurs.

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Le Jetson : une sorte de mini-buggy individuel porté par huit rotors, d’une autonomie de vol de 20 minutes à une vitesse de 70 km/heure, et vendu 92’000 dollars.

Le Jetson : une sorte de mini-buggy individuel porté par huit rotors, d’une autonomie de vol de 20 minutes à une vitesse de 70 km/heure, et vendu 92’000 dollars.

Capture d’écran YouTube.
Des participants assistent à une démonstration de robot.

Des participants assistent à une démonstration de robot.

AFP
Un membre du personnel montre le projet de fauteuil roulant gonflable Poimo.

Un membre du personnel montre le projet de fauteuil roulant gonflable Poimo.

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Du 15 au 18 juin a lieu le salon VivaTech à Paris. Il s’agit du plus gros  salon de technologie et des start-up en Europe, accueillant une myriade de petits entrepreneurs ou créateurs, à la recherche de partenaires et d’investisseurs. Parmi eux, Ryosuke Yamamura présente son fauteuil roulant gonflable alors que Tomasz Patan montre son prototype de moto volante.

«Mini-hélico» d’ici 2023

«Le problème d’équilibre n’est pas résolu», reconnait Ryosuke Yamamura en montrant sa draisienne gonflable sur un stand du salon VivaTech, à Paris. Mais le fauteuil roulant gonflable et motorisé de sa structure pourrait être commercialisé «d’ici 3 ou 5 ans».

À côté du dernier concept-car d’Audi, du véhicule automatique d’inspection des cultures de Google ou du robot-chien acquis par la RATP pour inspecter ses infrastructures, le salon des start-up et de la tech accueille de nombreux petits entrepreneurs et créateurs, comme Ryosuke Yamamura. Non loin de l’ingénieur japonais, le Polonais Tomasz Patan présente lui son prototype de «mini-hélicoptère volant», Jetson : une sorte de mini-buggy individuel porté par huit rotors, d’une autonomie de vol de 20 minutes à une vitesse de 70 km/heure, et vendu 92’000 dollars.

«Nous en avons prévendu 400 exemplaires, et nous commençons les livraisons en 2023» aux États-Unis et en Pologne, deux pays où la législation permet la circulation de ce type d’engins volants, explique Tomasz Patan. Il s’est lancé sur ses fonds propres («J’ai dû vendre mes deux voitures») mais lève en ce moment les fonds pour lancer la production en série, avec sa petite structure de 12 personnes.

Hébergée avec d’autres start-up sur un grand stand de l’Institut Mines Telecom (IMT), Carla Sarantellis, designer issue d’une famille d’inventeurs, présente un vélo électrique en bambou. Des tubes de bambous reliés par des jointures en carbone (recyclables) fournissent le cadre du vélo. La machine de 15 kilos seulement cherche à séduire une clientèle amatrice de matériaux esthétiques et bio-sourcés, au prix de 3300 euros en version électrique et 2400 euros en version musculaire uniquement. Elle «représente six ans de développement», explique Carla Sarantellis, dont la société a déjà produit 150 exemplaires en pré-série.

Du rêve à la réalité

Les cinq jeunes cofondateurs de HDRone, une start-up de livraison de produits pharmaceutiques par drone, planifient de leur côté un véritable début d’exploitation de leur service en 2023, à Marconnelle (Pas-de-Calais) et à Toulenne (Gironde). Depuis 2018, ils peaufinent leur projet, grâce notamment au financement d’un investisseur privé : permettre à des pharmacies en milieu rural de livrer leurs clients par drone dans les villages environnants, dans un rayon de dix kilomètres.

«Les pharmaciens souvent ne peuvent pas répondre aux besoins de livraison aux alentours», explique Alexandre Conflitti, 27 ans, l’un des cinq cofondateurs de ce projet. «Une livraison par drone émet 22 fois moins de CO2 qu’une livraison en scooter» à moteur atmosphérique, indique-t-il, en annonçant un prix de 8,99 euros la course.

Sur son stand, Alexandre Conflitti salue Rodolphe Hasselvander, le fondateur de Blue Frog Robotics (petits robots humanoïdes), avec qui il a animé une table ronde sur la tech il y a quelques années.  Après des années d’effort, celui, dont l’entreprise emploie une vingtaine de personnes, est passé du rêve à la réalité commerciale:  son petit robot destiné à «créer du lien», notamment pour des enfants et des personnes âgées, «a été vendu à 1300 exemplaires». Et il vient de recevoir une commande de 2000 exemplaires de l’Éducation nationale.

(AFP)

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