Actualisé 27.04.2020 à 22:32

Venezuela

Un ministre du Pétrole sanctionné par les USA

Nicolas Maduro a nommé l'un de ses proches, sous le coup de sanctions américaines, à la tête du ministère du Pétrole.

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LEs services de renseignements vénézuéliens ont mené une perquisition dans les bureaux du chef de l'opposition Juan Guaido, actuellement en Europe. (Mardi 21 janvier 2020)

LEs services de renseignements vénézuéliens ont mené une perquisition dans les bureaux du chef de l'opposition Juan Guaido, actuellement en Europe. (Mardi 21 janvier 2020)

AFP
Le secrétaire d'État américain a appelé à en «finir avec la tyrannie» de celui qu'il ne considère plus comme le président du Venezuela. (Lundi 20 janvier 2020)

Le secrétaire d'État américain a appelé à en «finir avec la tyrannie» de celui qu'il ne considère plus comme le président du Venezuela. (Lundi 20 janvier 2020)

AFP
L'opposant Juan Guaido s'est rendu dimanche en Colombie pour rencontrer le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo. (19 janvier 2020)

L'opposant Juan Guaido s'est rendu dimanche en Colombie pour rencontrer le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo. (19 janvier 2020)

AFP

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a nommé à la tête du ministère du Pétrole Tareck El Aissami, un homme de confiance sanctionné par Washington, a-t-on appris par un décret paru lundi au Journal officiel.

Par un autre décret paru le même jour, le chef de l'État nomme Asdrubal Chavez, un cousin du défunt président Hugo Chavez (1999-2013), à la tête de la compagnie pétrolière publique Petroleos de Venezuela SA (PDVSA).

Tareck El Aissami, vice-président chargé de l'Économie qui se dit «radicalement chaviste», aura pour tâche de «restructurer et réorganiser» ce ministère-clef indique le décret signé de Nicolas Maduro.

Sanctions américaines

Le nouveau ministre du Pétrole fait l'objet de sanctions américaines, avec gel d'éventuels avoirs aux États-Unis, notamment, pour «narcotrafic». En mars, la justice américaine l'a accusé de «narco-terrorisme», tout comme Nicolas Maduro.

Washington offre 10 millions de dollars pour toute information menant à l'arrestation de Tareck El Aissami et 15 millions pour des informations permettant la capture du chef de l'Etat, que l'administration Trump tente d'évincer par le biais de sanctions de plus en plus drastiques.

Depuis novembre 2017, la présidence de PDVSA et le ministère du Pétrole étaient coiffés par un seul homme, le général Manuel Quevedo.

Les prix au plus bas

Cette réorganisation du secteur pétrolier, qui génère plus de 90% des revenus du Venezuela, intervient au moment où les prix du brut sont au plus bas. La production de pétrole du pays sud-américain est, quant à elle, en chute libre : de trois millions de barils/ jour en 2008, elle est passée à moins de 700'000 barils/ jour à l'heure actuelle.

En outre, le Venezuela, détenteur des plus grandes réserves de pétrole au monde, fait l'objet d'un embargo américain sur son brut. Une grave pénurie d'essence touche tout le pays depuis la mi-mars et le début du confinement décrété par Nicolas Maduro pour tenter d'endiguer la pandémie de coronavirus. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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