US Open: Un miracle pour Patty Schnyder
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US OpenUn miracle pour Patty Schnyder

Seule l'incroyable mansuétude de Lucie Safarova (WTA 48) a permis à Patty Schnyder (no 19) d'éviter de passer à la trappe au premier tour de l'US Open.

A deux points près, Patty Schnyder (no 19) aurait sans doute vécu un nouveau psychodrame. Comment la Bâloise aurait-elle digéré une première défaite dans un premier tour à New York ? Cette question ne s'est heureusement pas posée en raison de l'incroyable mansuétude de Lucie Safarova (WTA 48).

La fiancée de Tomas Berdych a, en effet, offert le gain du match à la Bâloise au tie-break du troisième set. Gauchère elle aussi, la Tchèque a mené 5-2 et deux services à suivre dans ce jeu décisif. Mais avec une double-faute et une erreur grossière en coup droit, elle a remis son adversaire sur les bons rails.

Un avenir encore incertain

Finalement victorieuse 4-6 6-3 7-6 (8/6), Patty Schnyder obtient, presque par miracle, le droit de tenter jeudi de gagner à New York un centième match dans un tournoi du Grand Chelem. Elle affrontera une joueuse très largement à sa portée, l'Italienne Sara Errani (WTA 42) qu'elle a battue sur le score sans appel de 6-2 6-3 cette année à Madrid lors de leur seule confrontation à ce jour.

Libérée d'un poids énorme après cette qualification, Patty Schnyder a préféré botter en touche quant à son avenir. «Je ne peux pas affirmer que cet US Open 2009 sera le dernier de ma carrière, lance-t-elle. Je ne sais pas encore si je continuerai à jouer l'an prochain.» On précisera que Patty Schnyder fêtera ses 31 ans le 14 décembre prochain. Qu'elle est la plus âgée parmi le «top 50» du classement WTA. Que sur les cent premières, seules trois joueuses sont nées avant elle, la Japonaise Aï Sugiyama (WTA 71/34 ans), la Paraguayenne Rossana De Los Rios (WTA 80/34 ans) et la Thaïlandaise Tamarine Tanasugarn (WTA 91/32 ans).

Bacsinszky en pleine confiance

Timea Bacsinszky (WTA 73) assure, quant à elle, que l'avenir lui appartient. La Vaudoise a confirmé lundi devant la Russe Vesna Manasieva (WTA 125) une victoire obtenue sur le gazon de Wimbledon. «Je gagne ce match 6-3 6-4 mais il fut loin d'être parfait, explique-t-elle. La clé fut mon sevice et la confiance qui m'habite actuellement».

Cette confiance en soi qu'elle a forgée ces derniers mois l'incite à croire en son étoile à New York. Elle estime être capable de se hisser à nouveau en seizième de finale. On rappellera qu'elle était passée l'an dernier à deux points de la victoire au troisième tour contre Dinara Safina. Mercredi, elle retrouvera sur sa route Daniela Hantuchova (no 22) contre laquelle elle s'était imposée l'an dernier à Anvers. «J'ai toutes mes chances, lance-t- elle. Hantuchova n'a pas vraiment réussi une grande année.»

Celle de Timea n'a débuté vraiment qu'à Roland-Garros. Classée 127e avant les Internationaux de France, elle a gagné plus de cinquante places en l'espace de trois mois. Demi-finaliste à Marseille, Prague et Istanbul et quart de finaliste à Budapest, elle n'avait jamais affiché une telle constance au cours de sa carrière. «Il y a eu un match qui m'a fait énormément de bien pour la confiance: mon premier tour à Budapest contre Sara Errani. Elle avait mené 7-5 4-3 service à suivre avant que je gagne les neuf derniers jeux du match, se souvient-elle. Ce fut une sorte de déclic.»

(si)

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