Actualisé 24.06.2013 à 11:51

Syrie

Un moine franciscain tué, son couvent pillé

Le père François Mourad a été tué dans le couvent de Ghassanieh, près de Homs, qui a été entièrement pillé par un groupe rebelle.

Le franciscain âgé, qui avait choisi depuis quelques années de devenir ermite, avait trouvé refuge dans le couvent, selon l'agence vaticane SIR, qui cite le père Pierbattista Pizzaballa, custode de Terre-Sainte.

Deux versions circulent sur sa mort: selon l'une, il aurait été atteint par une balle qui ne lui était pas destinée. Selon l'autre, les rebelles seraient entrés dans le couvent pour voler tout ce qui s'y trouvait et auraient alors tué le vieux religieux.

Un autre franciscain, le père Firas, est venu de la localité de Kanaieh et a emmené le corps pour l'ensevelir, selon cette source.

«Je voudrais que tout le monde sache, a réagi le responsable régional des franciscains de Syrie Halim Noujaim, qu'en soutenant les révolutionnaires, l'Occident soutient les extrémistes religieux et aide à tuer les chrétiens». «Avec cette attitude, il ne restera pas un seul chrétien dans ces zones», a-t-il ajouté.

Liens étroits

Bien que devenu ermite, les liens du père Mourad avec la Custodie de Terre-Sainte étaient restés très forts, et il venait régulièrement aider tel ou tel couvent en remplacement d'un frère ou l'autre, selon un communiqué de la Custodie.

La présence franciscaine en Syrie «est multiséculaire» et «continue dans ces temps troublés de le faire sans distinction de religions ou de partis», a indiqué l'institution franciscaine.

«La mort du père François est un coup dur pour tous les frères. Pourtant, ils continuent d'être d'un grand renfort spirituel pour les populations. La guerre a partout et en tout un impact négatif, mais elle a aussi amené les chrétiens de tous les rites à se rapprocher les uns les autres, à s'entraider et à prier ensemble», a observé la Custodie. (afp)

Damas ne compte pas remettre le pouvoir lors de la conférence de Genève

Le régime du président Bachar al-Assad ne compte pas remettre le pouvoir lors de la Conférence de Genève, prévue en principe dans les prochains mois, a affirmé lundi le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem.

«Nous n'allons pas à Genève pour remettre le pouvoir à l'autre partie (..) mais pour établir un véritable partenariat et un large gouvernement d'union nationale qui comprendrait des représentants de toutes les catégories du peuple», a déclaré M. Mouallem lors d'une conférence de presse à Damas.

Il a en outre appelé les soutiens de la rébellion à cesser de leur livrer des armes, ajoutant que la décision prise samedi à Doha, au Qatar, par les pays du groupe des «Amis du peuple syrien» d'armer l'Armée syrienne libre ne ferait que prolonger la crise et accentuer les violences.

Partenariat

«L'armement va entraver la conférence de Genève», a estimé M.Mouallem. «Cela va faire durer la crise, cela va encourager les terroristes à commettre plus de crimes (...)», a-t-il expliqué.

«A chaque fois que l'armée (syrienne) libère un village (...), ils (les pays occidentaux) disent qu'il y a un déséquilibre (de forces) et qu'il faut armer l'opposition», a-t-il poursuivi.

«Nous n'allons pas à Genève pour remettre le pouvoir à l'autre partie (..) mais pour établir un véritable partenariat et un large gouvernement d'union nationale qui comprendrait des représentants de toutes les catégories du peuple», a encore déclaré le ministre.

Moscou et Washington proposent la tenue d'une conférence de paix pour mettre fin au conflit. Celle-ci réunirait toutes les parties en guerre. «Ceux qui de l'autre côté se font des illusions je leur conseille de ne pas venir à Genève», a poursuivi le ministre syrien.

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