Facebook : «Un monde meilleur quand il est connecté»
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Facebook «Un monde meilleur quand il est connecté»

Le jeune patron et fondateur de Facebook Mark Zuckerberg a exposé mercredi dans une lettre aux investisseurs sa vision d'un monde meilleur quand il est «ouvert» et «connecté».

Zuckerberg: «Nous espérons changer les relations des gens avec leur gouvernement et leurs institutions»

Zuckerberg: «Nous espérons changer les relations des gens avec leur gouvernement et leurs institutions»

«Quand les gens s'expriment plus - même simplement avec leurs amis proches et leur famille - cela crée une culture plus ouverte, et conduit à une meilleure compréhension de la vie et du point de vue des autres», indique M. Zuckerberg dans la missive de quatre pages accompagnant le dossier en Bourse de Facebook déposé mercredi.

«Nous pensons qu'un monde plus ouvert et connecté aide à créer une économie plus forte, avec des entreprises plus authentiques, qui fournissent de meilleurs produits et services», dit-il. «Nous espérons améliorer la façon dont les gens se connectent aux entreprises et à l'économie».

«Nous espérons changer les relations des gens avec leur gouvernement et leurs institutions», écrit-il aussi, car «avec le temps, nous prévoyons que les gouvernements réagiront plus aux problèmes et inquiétudes soulevés directement par leur population, plutôt qu'à travers des intermédiaires contrôlés par un petit nombre».

«De l'argent pour de meilleurs services»

Evoquant le modèle économique de l'entreprise, M. Zuckerberg assure qu'il en est venu à «apprécier profondément la façon dont la construction d'une entreprise solide, avec un moteur économique solide et une croissance solide, peut être la meilleure façon de rassembler beaucoup de gens pour résoudre des problèmes importants».

Pour autant, assure-t-il, «nous ne concevons pas des services pour gagner de l'argent, nous gagnons de l'argent pour construire de meilleurs services». «Nous ne nous levons pas le matin avec le but principal de gagner de l'argent, mais nous comprenons que la meilleure façon de remplir notre mission est de bâtir une entreprise solide et de valeur».

Pirates

M. Zuckerberg saisit aussi l'occasion pour lever le voile sur la culture d'informaticiens passionnés régnant à Facebook, ce qu'il appelle «le Hacker Way», le mode de fonctionnement des fondus d'informatiques.

«Le mot 'hacker' a souvent une connotation injustement négative», étant utilisé par les médias pour décrire de fait des pirates informatiques, regrette-t-il.

«Les pirates pensent que les choses peuvent toujours être améliorées, et que rien n'est jamais achevé. Il faut simplement améliorer, quitte à aller souvent à l'encontre des gens qui disent que c'est impossible ou qui se satisfont du statu quo», écrit M. Zuckerberg, initié au codage informatique dès ses 11 ans.

«Il y a une devise de pirate qu'on entend beaucoup dans les bureaux de Facebook: quand on n'est pas d'accord, ce sont les codes (informatiques) qui l'emportent», poursuit-il. «La culture pirate est très méritocratique: les pirates pensent que c'est la meilleure idée et sa mise en oeuvre qui doivent toujours l'emporter, et non la personne qui sait le mieux défendre une idée ou la personne qui dirige le plus de gens».

«Pour s'assurer que tous nos ingénieurs partagent cette approche, nous demandons à tous les nouveaux ingénieurs, même les cadres dont le rôle principal ne sera pas d'écrire des codes, de suivre un camp d'entraînement pour maîtriser les outils maisons, raconte-t-il.

Valeurs fondamentales

Enfin M. Zuckerberg énumère les cinq valeurs fondamentales de la société:

- «se concentrer sur l'impact», ce qui veut dire que «nous attendons de chacun à Facebook qu'il ait le talent d'identifier les plus gros problèmes auxquels s'attaquer»,

- «agir vite», avec l'idée que «si on ne casse jamais rien, c'est sans doute qu'on n'est pas assez rapide»,

- «être audacieux»: «nous encourageons tout le monde à prendre des décisions audacieuses, même si cela signifie se tromper parfois»,

- «être ouvert», car «un monde plus ouvert est un monde meilleur parce que les gens qui ont plus d'informations peuvent prendre de meilleures décisions et avoir plus d'impact»,

- et enfin «construire une valeur sociale»: «nous comptons sur chacun à Facebook pour se concentrer chaque jour sur la façon d'apporter une réelle valeur au monde dans tout ce qu'il fait». (ats)

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