Libye: Un mort et deux blessés dans un incident
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LibyeUn mort et deux blessés dans un incident

Des heurts entre groupes rivaux ont fait un mort et deux blessés en Libye, jeudi.

Une personne a été tuée jeudi et deux ont été blessées, dont le fils d'un commandant militaire libyen, dans un incident entre groupes rivaux à Tripoli, capitale de la Libye, a-t-on appris de sources concordantes.

Selon un commandant de la puissante brigade de Zenten, le fils de Khalifa Haftar, un chef militaire nommé à la tête des forces terrestres pendant le soulèvement contre le régime de Mouammar Kadhafi, a essayé d'entrer par la force dans une banque gardée par la brigade.

«Deux personnes ont été blessées, dont le fils de Haftar, et une autre tuée», a indiqué Mokhtar Lakhdhar. Sadam, le fils de M. Haftar a été arrêté par la brigade de Zenten, avant d'être remis «aux autorités compétentes», a-t-il ajouté. M. Lakhdhar a affirmé que le groupe était armé, ce qu'a démenti Ramzi al-Rmeih, un proche de Khalifa Haftar.

«Ils voulaient juste procéder à une opération financière, mais un gang armé se présentant comme faisant partie de la brigade de Zenten les a attaqués devant la banque. Un employé a été tué, le fils du général Haftar blessé au pied et le directeur de son bureau au ventre», a-t-il affirmé. «C'est un complot contre le général Haftar», a-t-il accusé.

Il s'agit du second incident en moins d'une semaine entre la brigade de Zenten et les hommes de Khalifa Haftar.

Les combattants de Zenten, qui étaient en tête des unités rebelles ayant «libéré» Tripoli en août, sont lourdement armés après avoir puisé dans l'arsenal abandonné par les forces de Mouammar Kadhafi. Ils contrôlent aujourd'hui plusieurs installations, dont l'aéroport international de Tripoli.

Un ancien kadhafiste

Le général Haftar, originaire de Benghazi, faisait partie de l'armée de Mouammar Kadhafi mais a fait défection à la fin des années 1980. Il est rentré en Libye en mars pour rejoindre les rangs des rebelles après avoir passé près de 20 ans aux Etats-Unis.

Le mois dernier, il a été désigné chef d'Etat-major de la future armée nationale par un groupe d'officiers de l'est du pays, mais ce choix n'a pas été officialisé par les nouvelles autorités libyennes.

Par ailleurs, l'Italie et la Libye sont prêtes à «réactiver» leur traité d'amitié, a annoncé jeudi le président du Conseil Mario Monti, à l'issue d'un entretien avec le président du Conseil national de transition (CNT), Moustapha Abdeljalil.

Un traité d'amitié avait été signé en 2008 par les anciens dirigeants des deux pays, Mouammar Kadhafi et Silvio Berlusconi, mais suspendu fin février après l'insurrection en Libye.

(ats/afp)

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