Actualisé 13.11.2011 à 20:57

Equipe nationaleUn mur infranchissable qui met en confiance

Dans une formation en reconstruction, Diego Benaglio est l'une des pièces maîtresses d'Ottmar Hitzeld.

de
Marc Fragnière, Luxembourg

Alliant expérience et performance, le dernier rempart de Wolfsburg est une sorte d'assurance tout risque pour le coach national.

Sa prestation de vendredi aux Pays-Bas est là pour en attester. Pour autant, le gardien balaie les louanges personnelles, comme il l'a fait des tentatives bataves à Amsterdam:

«J'ai fait mon boulot, comme chaque joueur. C'est évidemment agréable d'avoir l'opportunité d'apporter sa pierre à l'édifice lorsqu'une équipe a du succès. Mais en club, comme en sélection, seul le résultat collectif m'importe», a insisté celui qui vit une situation difficile à Wolfsburg (n.d.l.r: son club, le Vfl, traîne à la 15e place du classement, à 3 points du premier relégable).

Adoubé d'un statut de vétéran au sein de la Nati, le joueur de 28 ans n'estime pas que son rôle a pour autant changé au gré des mutations du groupe dessiné par Hitzfeld:

«Mon devoir est d'aider les jeunes. Nous sommes plusieurs à pouvoir assumer ce rôle. Cela nous permet de partager les responsabilités. En fait, mon implication n'a pas beaucoup changé par rapport à l'an dernier. En tant que gardien, j'ai toujours recherché les responsabilités. Déjà avant, je donnais mon avis et si je voyais quelque chose à changer, je le disais».

Un match au Luxembourg est forcément piège pour un gardien, souvent condamné au chômage technique mais contraint d'être en éveil 95 minutes durant. L'Argovien n'en a cure, il attendra les représentants du Grand Duché de pied ferme, avec sérieux.

L’équipe nationale contraint les Néerlandais au mutisme

Portée par un Benaglio au format mondial, la Suisse a obtenu un excellent 0-0 vendredi à Amsterdam, face aux Pays-Bas. Le gardien helvétique a dégoûté tour à tour van Persie (15e), Babel (16e), van der Vaart (51e) et Heitinga (81e). Face au matricule mondial No 2, les joueurs d’Hitzfeld ont proposé, offensivement, un jeu construit. Sur l’un des coups de génie d’Inler – le capitaine s'est régalé à Amsterdam –, Mehmedi aurait même pu donner l’avantage à la Suisse (35e) s’il avait cadré sa frappe.

L'invité : Eren Derdiyok, Attaquant

«Chaque match est très important»

«Ma grippe (n.d.l.r.: malade la semaine passée, Derdiyok n’a rejoint le groupe suisse qu’hier) n’est plus qu’un mauvais souvenir. Je me réjouis du match face au Luxembourg. Jusqu’aux qualifications pour la Coupe du monde, chaque partie amicale de l’équipe de Suisse sera importante. On construit un groupe et je veux être partie prenante de son développement. La nouvelle dynamique est bonne. Avec mon expérience en équipe A, mon rôle a changé. J’ai plus de responsabilités. Je connais la plupart des nouveaux que j’ai côtoyés en juniors. C’est un plus appréciable au niveau de la communication.»

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