Crise migratoire: Un nombre «alarmant» de migrants afflue en Libye
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Crise migratoireUn nombre «alarmant» de migrants afflue en Libye

Les migrants affluent en grand nombre en Libye pour tenter la traversée de la Méditerranée.

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Un tribunal italien doit rendre son verdict sur un bénévole français contre lequel le parquet a requis 3 ans et 4 mois de prison pour avoir tenté de conduire une famille soudanaise en France. (Jeudi 27 avril 2017)

Un tribunal italien doit rendre son verdict sur un bénévole français contre lequel le parquet a requis 3 ans et 4 mois de prison pour avoir tenté de conduire une famille soudanaise en France. (Jeudi 27 avril 2017)

AFP
Le pacte UE-Turquie a transformé ce pays en «un terrain d'essai des politiques européennes qui bafouent les droits» des réfugiés, ont dénoncé plusieurs ONG. (Jeudi 16 mars 2017)

Le pacte UE-Turquie a transformé ce pays en «un terrain d'essai des politiques européennes qui bafouent les droits» des réfugiés, ont dénoncé plusieurs ONG. (Jeudi 16 mars 2017)

Keystone
Nouveau drame sur une plage en Libye. Une vingtaine de clandestins ont été tués par des passeurs sur une plage en Libye après avoir refusé d'embarquer à bord d'un bateau pour rejoindre l'Europe. (8 mars 2017)

Nouveau drame sur une plage en Libye. Une vingtaine de clandestins ont été tués par des passeurs sur une plage en Libye après avoir refusé d'embarquer à bord d'un bateau pour rejoindre l'Europe. (8 mars 2017)

AFP/archive/photo d'illustration

Le président du Conseil européen Donald Tusk s'est inquiété mercredi du nombre «alarmant» de migrants qui affluent actuellement en Libye. L'an passé, les pays industrialisés ont doublé leur aide consacrée à l'accueil des réfugiés. Elle est passée de 6,3 à 11,5 milliards de francs.

«L'Italie doit se préparer à une nouvelle vague d'arrivées», a averti le Polonais. Le chaos qui règne aujourd'hui en Libye interdit pour le moment toute transposition de l'accord UE-Turquie pour enrayer l'afflux de migrants dans les îles grecques et fermer la «route des Balkans», a-t-il poursuivi.

«En ce qui concerne cette route, nous avons agi beaucoup trop tard, ce qui a donné lieu entre autres à la fermeture des frontières à l'intérieur de l'espace Schengen. C'est pourquoi notre pleine coopération avec l'Italie et Malte est aujourd'hui nécessaire pour éviter que ce scénario ne se reproduise à l'avenir», a-t-il ajouté.

Mardi, l'Autriche avait annoncé au contraire que les contrôles seraient renforcés début juin au col du Brenner, à la frontière avec l'Italie. M. Tusk a lancé son avertissement devant le Parlement européen. Il a reconnu que l'accord conclu entre l'UE et la Turquie n'était pas «un Graal politique», admettant aussi que la «route des Balkans» soulevait des «doutes» éthiquement et légalement.

«C'est une illusion de penser qu'une solution idéale et effective à 100% existe», a-t-il dit. Le président du Conseil redoute que l'Europe soit confrontée à un effort perpétuel et multidimensionnel.

Gaz lacrymogènes à Idomeni

A Idomeni, à la frontière entre la Grèce et la Macédoine, la police macédonienne a à nouveau tiré mercredi des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes contre des migrants qui manifestaient le long de la barrière. Dimanche, des premiers incidents avaient déjà eu lieu. Quelque 300 migrants avaient alors été blessés.

Selon des journalistes sur place, des gaz lacrymogènes ont été utilisés après qu'une centaine de migrants, qui manifestaient «pour l'ouverture des frontières», eurent secoué le grillage frontalier.

Près de 11'000 migrants sont bloqués depuis février dans ce secteur situé dans le nord de la Grèce, limitrophe de la Macédoine, depuis la fermeture de la «route des Balkans» par laquelle d'autres ont pu gagner l'Europe du Nord et de l'Ouest durant les mois précédents.

Davantage de clarté

A quelques centaines de mètres d'Idomeni a eu lieu mercredi la visite au centre de réception pour migrants de Gevgelija, côté macédonien, du président de Macédoine Gjorge Ivanov et de ses homologues croate et slovène, Kolinda Grabar Kitarovic et Borut Pahor.

Pour Zagreb, l'UE doit être claire et «tenir compte de ceux qui ont le droit à l'asile, qui sont des réfugiés fuyant la guerre». La vague de migrants «ne s'arrêtera pas d'elle-même, pas tant que ces messages ne seront pas clairs», a insisté Mme Grabar Kitarovic.

Aide multipliée par deux

Environ 1,5 million de demandes d'asile ont été enregistrées l'an passé dans les pays de l'OCDE, dont un million en Europe, a pour sa part rapporté l'Organisation pour la coopération et le développement économiques. Du coup, les sommes allouées à l'aide au développement ont augmenté de près de 7%, selon un décompte publié mercredi.

«Les pays ont dû trouver des sommes considérables pour couvrir les coûts d'une crise historique en Europe, et la plupart d'entre eux ont jusqu'ici évité de réorienter l'argent initialement alloué aux programmes de développement. Ces efforts doivent se poursuivre», a commenté le secrétaire général de l'OCDE, Angel Gurría.

L'aide publique au développement a connu les plus fortes hausses en Grèce (38,7%), Allemagne (27,9%), Autriche (15,4%) ou en Suède (36,8%), parmi les pays les plus concernés par l'afflux de migrants, a souligné l'OCDE. En Suisse, la hausse a été de 6,7%.

La part des coûts liés à l«accueil des requérants d«asile pendant leur première année de séjour représente 13,4% de l«aide publique au développement helvétique, ont précisé les services du chef de la diplomatie suisse Didier Burkhalter dans un communiqué. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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