04.11.2020 à 04:13

CoréesUn Nord-Coréen arrêté après avoir franchi la Zone démilitarisée

Les défections de Nord-Coréens à travers la Zone démilitarisée, qui sépare les deux Corées, sont rarissimes, tant il est difficile de passer.

Plus de 30’000 Nord-Coréens ont fui vers le Sud depuis la fin de la guerre de Corée (1950-1953), selon des chiffres officiels de Séoul. (Image d’illustration)

Plus de 30’000 Nord-Coréens ont fui vers le Sud depuis la fin de la guerre de Corée (1950-1953), selon des chiffres officiels de Séoul. (Image d’illustration)

AFP

L’armée sud-coréenne a annoncé qu’elle avait arrêté mercredi un Nord-Coréen qui avait franchi la frontière entre les deux pays. L’individu a été identifié par Séoul comme un homme nord-coréen, sans autres précisions, selon un communiqué de l’état-major interarmées.

Des recherches seront conduites «en coopération avec les services concernés» afin d’obtenir des détails, a précisé l’armée, afin de savoir notamment si cet homme cherchait à faire défection au Sud. L’an dernier, un soldat nord-coréen avait traversé une rivière située dans la Zone démilitarisée (DMZ) qui divise la péninsule.

Plus de 30’000 Nord-Coréens ont fui vers le Sud depuis la fin de la guerre de Corée (1950-1953), selon des chiffres officiels de Séoul. Mais les défections à travers la DMZ sont rarissimes, l’immense majorité des Nord-Coréens préférant traverser la frontière avec la Chine, beaucoup plus poreuse, avant de gagner la Corée du Sud via un pays tiers.

Relations inter-coréennes au point mort

Seuls quelques-uns se sont risqués à franchir la Zone démilitarisée, l’un des endroits les plus fortifiés de la planète. Elle est truffée de clôtures de barbelés et de champs de mines et une importante présence militaire des deux Corées y est déployée. En novembre 2017, un soldat du Nord avait réussi à franchir la ligne de démarcation dans le village frontalier de Panmunjom sous une pluie de balles tirées par des militaires de Pyongyang.

En septembre, un fonctionnaire sud-coréen de la pêche a été assassiné par l’armée nord-coréenne, alors qu’il se trouvait dans les eaux territoriales de la Corée du Nord. Il y a quelques jours, Pyongyang en a attribué la responsabilité au «contrôle abusif des citoyens» exercé par Séoul. Les relations inter-coréennes sont actuellement au point mort, tout comme les négociations entre Pyongyang et Washington.

(AFP/NXP)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!