Actualisé 06.08.2014 à 11:40

TechnologieUn nouveau pas vers l'arbitrage vidéo

Le ballon rond a-t-il définitivement fait un pas vers la technologie cet été? Les choses semblent s'accélérer depuis. Votre avis nous intéresse.

par
Robin Carrel

Source: youtube.com

Avant la Coupe du monde au Brésil, la FIFA et le Board (l'instance qui définit les lois du jeu) avaient toujours fait le dos rond, devant les tentatives des ligues d'instaurer avec parcimonie des images pour venir en aide aux arbitres toujours plus démunis face à un sport qui s'accélère.

Dos au mur, Sepp Blatter a de son côté accepté la «goal-line technology» pour le tournoi brésilien. Bien en a pris au président de la FIFA, puisque la réussite inscrite par le Français Benzema au 1er tour a rapidement fait le buzz et rassuré tout le monde sur la fiabilité du concept (voir vidéo ci-dessous).

Platini est contre

Michel Platini, son éventuel futur concurrent pour le poste de président de la Fédération internationale et qui préside actuellement aux destinées de l'UEFA, est quant à lui contre toute intervention extérieure. L'ancien No 10 des Bleus est très heureux de l'arbitrage à cinq qu'il a imposé sur le Vieux Continent et ne veut rien savoir de la vidéo.

Pourtant, la technologie fait son chemin presque toute seule depuis que la FIFA a entrouvert la porte. Dans la nuit de lundi à mardi, sans vraiment le faire exprès, Mark Geiger a utilisé l'écran-géant pour refuser un but à Wayne Rooney, lors de la partie amicale entre Manchester United et Liverpool (3-1). L'arbitre américain a d'abord accordé le but, avant de se raviser après avoir vu les images.

Néerlandais en précurseurs

Aux Pays-Bas, on souhaite aller encore plus loin. La Fédération néerlandaise (KVNB) a demandé officiellement à la FIFA de pouvoir tester l'arbitrage vidéo. Dans le Championnat des espoirs locaux, d'abord. Dès les demi-finales de la Coupe des Pays-Bas ensuite.

La KNVB a imaginé un système à mi-chemin entre le rubgy et le tennis. Le ballon ovale servirait d'exemple pour la révision des images: avec une personne seule dans une salle avec son écran et qui prendrait des décisions en quelques instants grâce aux ralentis.

«Challenge!»

Le tennis, lui, a donné l'idée du «challenge» aux décideurs néerlandais. Dans leur idée, les entraîneurs de chaque équipe bénéficieraient d'un ou deux jokers par rencontre, leur permettant de demander l'avis de l'arbitre-vidéo en cas d'action litigieuse.

Et vous, qu'en pensez-vous? Après le rugby, le tennis, le hockey sur glace, la quasi totalité des sports nord-américains, est-il temps pour le jeu de ballon d'entrer dans le XXIe siècle?

Le but de Benzema, face au Honduras, à la Coupe du monde :

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