Actualisé 12.06.2009 à 13:54

Suisse/USA

Un nouvel ambassadeur américain nommé en Suisse

Barack Obama a nommé jeudi Donald Beyer au poste d'ambassadeur des Etats-Unis en Suisse et au Liechtenstein, a annoncé la Maison Blanche sur son site officiel.

Sa nomination doit encore être confirmée par le Sénat pour être effective.

M. Beyer a été vice-gouverneur de l'Etat de Virginie de 1989 à 1998. A ce titre, il présidait le Sénat de cet Etat. Il est considéré comme un important donateur du Parti démocrate.

Selon le Center for responsive politics, il a permis de lever plus de 500 000 dollars pour la campagne de Barack Obama et a versé personnellement 4600 dollars, le maximum pour une contribution personnelle.

Actif dans la branche automobile

Le futur ambassadeur ne provient pas du sérail diplomatique. Il a surtout été actif dans le secteur privé, notamment dans la branche automobile. Propriétaire de franchises automobiles pour la Virginie, il a été président de l'association faîtière des concessionnaires de voitures étrangères.

C'est surtout son activité comme leveur de fonds lors de la campagne électorale de Barack Obama qui l'a distingué. Il était également membre de l'équipe chargée de mettre en place la nouvelle administration Obama à Washington.

»Tout dépend de la personne»

Les ambassadeurs des Etats-Unis appartiennent à deux catégories. Les premiers ont suivi la carrière diplomatique traditionnelle. Les seconds sont appelés «political appointee», chargé politique, sans expérience particulière dans la diplomatie.

En France ou en Grande-Bretagne les postes d'ambassadeurs sont réservés à des personnalités proches du président. Les «political appointee» nommés dans les plus petits pays se recrutent parmi les importants donateurs lors des campagnes électorales. Souvent, ils s'agit d'hommes ou de femmes d'affaires qui sont ainsi récompensés pour leurs bons et loyaux services.

La Suisse fait partie des pays où officient des chargés politiques. Lors des cinq dernières décennies, seuls deux diplomates de carrière ont été ambassadeurs à Berne.

Ces ambassadeurs se retrouvent propulsés au sommet de la diplomatie sans forcément avoir les qualifications nécessaires, expliquait en février dernier à l'ATS Daniel Warner, directeur adjoint de l'Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID). Pour le politologue américain, tous les chargés politiques ne se valent pas. «Tout dépend du niveau de personne», soulignait-il.

(ats)

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