Salève (F): Un numéro de portable sur un arbre leur sauve la mise

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Salève (F)Un numéro de portable sur un arbre leur sauve la mise

Perdues sur le Salève, des Chinoises qui ignoraient les numéros d'urgence, ont trouvé celui d'un chasseur... sur un tronc. Celui-ci a donné l'alerte.

par
David Ramseyer

Il y a des rencontres qui changent considérablement le cours des événements. Comme celle lundi entre trois Chinoises et une petite étiquette rouge collée sur un arbre, au sommet du Salève, en France voisine. Le numéro de portable inscrit sur le bout de papier a permis un sauvetage rocambolesque, a révélé ce mercredi «Le Dauphiné Libéré».

On rembobine. Lundi, donc, les jeunes femmes, étudiantes à Lille et en vacances à Genève, s'embarquent pour une randonnée un rien aventureuse. Le temps est pourri - neige et pluie arrosent la montagne - alors que la nuit approche. Le Salève est un terrain accidenté, pentu, où les barres rocheuses le disputent à des zones forestières denses. «Il y a aussi de nombreux sentiers. Il est facile de s'y perdre, puis de se retrouver bloqué quelque part», appuie le Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) d'Annecy (F).

Téléphone pour des bêtes et parfois pour des humains

Les demoiselles s'égarent. Elles ne connaissent pas les numéros d'urgence usuels. Mais elles tombent soudain sur la fameuse étiquette collée à un arbre et composent le numéro de téléphone qui y figure. Un chasseur du coin, Guy Servage, répond. «Elles ne parlaient pas français, à peine anglais, mais j'ai bien senti qu'elles étaient en détresse. Alors j'ai averti les secours», raconte leur sauveur, interrogé par le quotidien français. Le septuagénaire a placé ses petits panneaux sur des troncs il y a une dizaine d'années, «pour récupérer des bêtes blessées ou mortes», trouvées par des randonneurs. L'homme avoue que ce n'est pas la première fois que des personnes égarées le contactent.

Une fois l'alerte déclenchée, «nous avons géolocalisé les jeunes femmes grâce à leur portable», a précisé à «20 Minutes» un gendarme du PGHM qui a participé aux recherches. On a pu aussi leur parler grâce à un traducteur que nous avons fait venir.» L'opération de secours, qui a mobilisé une dizaine de spécialistes, a duré plusieurs heures, dans la nuit, sans soutien d'un hélicoptère en raison de la météo défavorable. «Lorsqu'on les a retrouvées, les étudiantes étaient épuisées mais, a priori, pas blessées, selon le policier. On est redescendu avec elles sur un sentier, puis elles ont été emmenées pour un contrôle dans un centre hospitalier de la région.»

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