Procès Timochenko: Un observateur international à Kiev
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Procès TimochenkoUn observateur international à Kiev

Les autorités ukrainiennes ont accepté l'envoi d'une personnalité «internationalement reconnue» pour observer le procès en appel de l'opposante Ioulia Timochenko.

Le procès de Ioulia Timochenko sera observé par un émissaire européen.

Le procès de Ioulia Timochenko sera observé par un émissaire européen.

Le président du Parlement européen Martin Schulz a précisé avoir reçu une lettre du Premier ministre ukrainien Mykola Azarov dans laquelle il a accepté cette demande ainsi que la possibilité de renforcer l'équipe médicale qui s'occupe de l'ancienne Première ministre, soignée a Kharvik.

M. Schulz a ajouté avoir engagé des consultations pour désigner cette personnalité, au cours d'un point de presse avec le chef du gouvernement polonais Donald Tusk.

Les allégations de mauvais traitements infligés à Mme Timochenko empoisonnent actuellement les relations entre Kiev et l'UE à quelques jours du début de l'Euro-2012 de football, prévu pour durer du 8 juin au 1er juillet, dont l'Ukraine est co-organisatrice avec la Pologne. Kharkiv, où l'opposante est détenue, est l'une des quatre villes-hôtes ukrainiennes.

Boycott de l'Euro

La Commission européenne a annoncé son intention de boycotter les rencontres organisées en Ukraine et plusieurs dirigeants de l'UE envisagent de faire de même.

Donald Tusk a dit espérer que ces concessions des autorités polonaises permettront d'apaiser les esprits et d'éviter ce boycott politique de la rencontre sportive. «J'espère que ce soir (pendant le sommet), nous aurons la confirmation que l'Euro-2012 sera accepté par tous mes collègues».

Le Premier ministre polonais s'était indigné des appels au boycott de l'Euro-2012. «Que personne ne cherche à casser ce tournoi. Nous y avons placé trop d'efforts et trop d'argent», avait-il déclaré.

«Nous nous sommes trop engagés dans ce projet politique pour le gâcher aujourd'hui. Je ne veux pas soutenir ceux qui cherchent à isoler l'Ukraine de l'Europe par un mur, que ce soient des Ukrainiens, certains Polonais ou des personnes en dehors de nos deux pays», avait-il expliqué. (afp)

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