Géorgie: Un observateur suisse partira dimanche pour Tbilissi
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GéorgieUn observateur suisse partira dimanche pour Tbilissi

Un observateur militaire suisse partira dimanche pour la Géorgie où il sera engagé au sein de la mission de l'OSCE.

Berne va par ailleurs pouvoir évaluer vendredi pour la première fois les besoins humanitaires en Ossétie du Sud.

L'observateur rejoindra dans un premier temps le quartier général de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) à Tbilissi, la capitale géorgienne, dans l'attente de son affectation exacte, a expliqué jeudi à l'ATS Urs Casparis, chef de la communication de SWISSINT, le centre de compétences de l'armée responsable pour les engagements à l'étranger.

Un autre est prêt à le suivre, a ajouté M. Casparis. Le Conseil fédéral a indiqué mercredi que les deux observateurs seraient déployés dans la zone tampon militaire à la frontière entre l'Ossétie du Sud et la Géorgie. L'engagement, non armé, ne doit pas être approuvé par le Parlement.

Dans les trois prochains mois, le Département fédéral de la défense (DDPS) compte mettre au total huit hommes à disposition de l'OSCE. Celle-ci prévoit à terme de former un contingent de cent observateurs.

La Suisse compte six autres représentants sous la bannière de la Mission de l'ONU pour la Géorgie (MONUG). Ces quatre «bérets bleus» (observateurs militaires non armés) et deux policiers en civils suivent la situation en Abkhazie, l'autre territoire séparatiste géorgien.

Deux millions de plus

Berne a par ailleurs débloqué mercredi deux millions de francs supplémentaires pour la région en crise. Quelque 750 000 francs seront dévolus au Programme alimentaire mondial (PAM), le reste sera affecté à des projets lancés par la Suisse ainsi qu'à des programmes des agences de l'ONU, a expliqué Andreas Stauffer, de la Direction du développement et de la coopération (DDC).

Des responsables de la DDC pourront se rendre vendredi en Ossétie du Sud pour examiner les besoins, mais aussi pour éviter des «doublons» avec les autres organisations. «Nous avons reçu les autorisations nécessaires», a relevé M. Stauffer.

Ce dernier a souligné que depuis l'éclatement de la crise, trois experts de la DDC ont été mis à disposition du Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) et un autre de l'UNICEF. Un cinquième sera détaché dès mardi prochain auprès du PAM.

(ats)

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