Trains: Un ordinateur portable à la place du conducteur!
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TrainsUn ordinateur portable à la place du conducteur!

Un essai l'a démontré: un convoi standard peut être mis en exploitation automatique avec des moyens simples.

par
jbm
Des experts ont démontré dernièrement qu'il est possible de confier les manettes d'une locomotive conventionnelle à un ordinateur.

Des experts ont démontré dernièrement qu'il est possible de confier les manettes d'une locomotive conventionnelle à un ordinateur.

Keystone/Sebastian Gollnow

Le 8 janvier, un train a roulé sur 4 km de façon autonome, piloté par des ordinateurs situés dans la locomotive et dans un poste d'aiguillage, rapporte la «Schweiz am Wochenende». Ce test a été effectué dans le canton de Soleure. Le but du groupe d'experts appelé Auto-Ferrivia qui a mené cet essai pense avoir trouvé la solution. Il a démontré à la branche de la construction des trains que des adaptations simples sont possibles pour rendre un train actuel autonome.

En appuyant sur le bouton «ATO on» (pour Automatic Train Operation, conduite automatisée), l'opérateur a laissé la maîtrise du parcours à un laptop. Le programme a au préalable mémorisé le profil de l'itinéraire et les commandes des différents tronçons qui sont activées lorsque le train s'y trouve. Un GPS lui indiquait où il était.

Pas un objectif actuel

Sans mécanicien aux commandes, le train a quitté la gare d'Oensingen, accéléré, freiné avant un passage à niveau et s'est arrêté à Balsthal. Ce test est une première avec du matériel conventionnel mais adapté. Côté CFF, un porte-parole indique: «Les trains sans conducteur ne sont pas actuellement un objectif des CFF.» Cette technologie est envisageable pour un métro qui circule dans un environnement fermé. Sur un réseau conventionnel, il faudrait de gros aménagements dans les gares, par exemple, ou le long des voies. Avec des coûts énormes à la clé. Et il n'est pas sûr que cet investissement soit rentable au final, sachant que les frais générés par un pilote de train représentent un dixième des frais d'exploitation.

Benedikt Weibel, ancien directeur des CFF, décrit le projet pilote de Soleure comme «une approche intéressante», mais il doute de son efficacité sur une ligne: «Cela serait parfait pour un trajet entre la gare et le dépôt, par exemple.»

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