Pyrénées: Un ours abattu: l’Etat Français porte plainte

Actualisé

PyrénéesUn ours abattu: l’Etat Français porte plainte

L’État français a annoncé porter plainte après avoir retrouvé le cadavre du plantigrade abattu par balles.

Un jeune ours brun abattu dans les Pyrénées françaises, le second retrouvé mort depuis le début de l'année dans ces montagnes, devait être autopsié mercredi à l'école vétérinaire de Toulouse, dans le sud-ouest de la France, a annoncé le procureur de Foix.

La dépouille de ce mâle de 4 ou 5 ans a été découverte mardi en Ariège, portant des traces de tir par balles, ce qui a déclenché l'indignation des autorités et l'annonce d'un prochain dépôt de plainte par l’État.

«Tous les moyens sont mis en œuvre pour identifier le ou les auteurs. Dès ce matin, il fait l'objet d'une autopsie à l'école vétérinaire de Toulouse», a déclaré le procureur Laurent Dumaine, lors d'une conférence de presse.

L'enquête a été ouverte pour «destruction non autorisée d'une espèce protégée», une infraction passible de trois ans d'emprisonnement et 150.000 euros d'amende.

Cet ours de 150 à 200 kilos, selon les autorités, n'a pas été identifié. Il n'était pas équipé de collier de géolocalisation comme les ours venant de Slovénie réintroduits dans le massif.

Le plantigrade a été découvert dans une zone escarpée près du Cirque de Gérac, à 1.800 mètres d'altitude, d'où il a été transporté par hélicoptère jusqu'à un chemin de montagne.

Des experts de l'Office français de la biodiversité ont trouvé l'ours alors qu'ils effectuaient des constats de prédation après que des éleveurs eurent déclaré des brebis tuées.

C'est la ministre de la Transition écologique Élisabeth Borne, qui a annoncé sa mort, précisant que l’État allait porter plainte.

Les organisations de défense de l'ours dans les Pyrénées ont également annoncé leur intention de porter plainte.

C'est le deuxième ours retrouvé mort dans les Pyrénées cette année. En avril, la dépouille de Cachou, un mâle né en 2015, avait été découverte dans le Val d’Aran (Espagne). Les causes de sa mort n'ont pas été divulguées.

C'est «l'immobilité prolongée de l'ours Cachou», doté d'un collier GPS, qui avait alerté les fonctionnaires espagnols. (photo: Conselh Generau dAran)

C'est «l'immobilité prolongée de l'ours Cachou», doté d'un collier GPS, qui avait alerté les fonctionnaires espagnols. (photo: Conselh Generau dAran)

Pratiquement disparu au début des années 1990, l'ours brun a repris ses droits dans les Pyrénées, après des réintroductions entamées en 1991 de spécimens provenant de Slovénie. Les éleveurs estiment cependant leur présence incompatible avec l'activité pastorale.

Le nombre d'ours dans les Pyrénées atteint désormais les 50 individus, selon les autorités, niveau qui n'assure toutefois pas la survie de l'espèce.

(AFP)

Ton opinion

28 commentaires