Moscou: Un «ours polaire» flotte devant le Kremlin

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MoscouUn «ours polaire» flotte devant le Kremlin

Un militant de Greenpeace déguisé en ours polaire a flotté lundi matin sur un morceau de banquise improvisé sur la Moskova pour protester contre l'exploration pétrolière dans l'Arctique.

L'homme en costume d'ours polaire a été interpellé mais très vite relâché.

L'homme en costume d'ours polaire a été interpellé mais très vite relâché.

Vêtu d'un costume en fourrure blanche, un militant de l'ONG Greenpeace a fait un petit tour sur un radeau blanc ressemblant à un bloc de glace, sur lequel il avait installé les panneaux en anglais «Help!» («Au secours!») et «Arctic not for Sale» («L'Arctique n'est pas à vendre!»). Il a ensuite été interpellé mais très vite relâché, a indiqué Greenpeace sur Twitter.

Projet de pétition

L'organisation a expliqué vouloir ainsi attirer l'attention sur un projet commun du groupe Rosneft, numéro un du pétrole russe, et de la société norvégienne Statoil pour prospecter en mer de Barents (Arctique), dans un communiqué publié sur son site. «Les compagnies pétrolières avides s'emparent de l'Arctique. Et il se fichent des ours et des baleines qui peuvent mourir de faim, tout comme de l'équilibre climatique.»

Greenpeace a annoncé son intention de lancer une pétition pour appeler le premier ministre norvégien, Jens Stoltenberg, à renoncer à ce «projet industriel à haut risque dans l'Arctique russe».

«Expériences dangereuses»

L'ONG a également accusé Statoil d'être prêt à faire en Russie des «expériences dangereuses» que le groupe norvégien n'aurait jamais envisagé en Norvège.

«Si un désastre se produit en mer de Barents, les dommages infligés au fragile environnement nordique, aux ressources de poisson et à la population des villes du littoral seront catastrophiques», selon Greenpeace.

«Nous appelons les citoyens du monde entier à dire non (...) à cette course absurde au pétrole arctique», souligne l'ONG.

Priorité stratégique

En novembre 2012, des militants de Greenpeace déguisés en ours polaires avaient déjà bloqué l'accès au siège de Gazprom à Moscou pour dénoncer les projets de forage du géant gazier russe dans l'Arctique.

La Russie a fait du développement de l'Arctique une priorité stratégique. Les réserves présumées suscitent également la convoitise des quatre autres pays riverains de l'Arctique: le Canada, la Norvège, le Danemark et les Etats-Unis. (afp)

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