Un panneau réduit encore la mobilité des handicapés
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Un panneau réduit encore la mobilité des handicapés

VEYRIER. Le temps de
stationnement des
personnes à mobilité
réduite est limité à une
demi-heure. Absurde,
s'emportent les usagers.

«Trente minutes, c'est la limite du temps de stationnement inscrite sur ce panneau, proche de l'église. Je n'ai jamais vu ça!», s'étonne François, tétraplégique et automobiliste. «Il ne faut pas confondre une personne à mobilité réduite avec un livreur de pizza!», s'exclame quant à lui Alain Collard, directeur de la fondation Clair Bois Pinchat en faveur des personnes polyhandicapées. Comment est-il possible pour une personne dont la mobilité est fortement réduite de descendre de sa voiture, faire des courses et remonter en une demi-heure? «Mission impossible! C'est absurde, s'insurge Christian Frey, directeur général de Clair Bois. Pour faire une course, il faut au minimum une heure.» il n'est cependant pas opposé à l'idée de limiter le temps de stationnement: «Cela permet d'éviter les abus et de permettre un roulement.»

A Veyrier, la sécurité municipale nous assure que ce panneau est une erreur: «Nous n'avons jamais amendé une voiture avec un macaron pour handicapés qui aurait dépassé le temps réglementaire.» La place de l'église sera bientôt agrandie. Le panneau devrait alors disparaître."

A la Ville de Genève, on est surpris par l'existence de ce type de signalisation. «Du moment que le macaron est visible, nos agents sont plus tolérants», explique Antonio Pizzoferrato, chef du domaine public. En juin 2007, 1800 macarons ont été attribués pour les 450 places que compte le canton. Une commission planche sur la problématique des parkings pour handicapés. Elle présentera un dossier au printemps 2008.

Sabrine Gilliéron

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