Un parapentiste «kamikaze» devant les juges
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Un parapentiste «kamikaze» devant les juges

Un instructeur valaisan de parapente comparaît lundi devant le Tribunal pénal fédéral à Bellinzone.

Le Ministère public de la Confédération l'accuse d'avoir agressé un collègue qui faisait un vol avec une passagère dans le ciel de Veysonnaz (VS).

L'incident avait eu lieu en été 2003. Après s'être élancé dans les airs, le parapentiste se serait dangeureusement approché de son collègue, instructeur tout comme lui, et l'aurait frôlé à plusieurs reprises. Il l'aurait finalement forcé à changer de trajectoire.

L'acte d'accusation du Ministère public de la Confédération lui reproche d'avoir sciemment mis en danger la vie ou l'intégrité corporelle d'autrui. L'instructeur doit répondre d'entrave à la sécurité publique dans les airs, de voies de fait, injures, mise en danger de la vie d'autrui et contrainte.

Comportement agressif

Agé de quarante ans, le parapentiste a un diplôme d'instructeur reconnu par l'Office fédéral de l'aviation civile (OFAC). Il n'a toutefois pas obtenu le label de la Fédération suisse de vol à voile (FSVL), a précisé le directeur de celle-ci, Hanspeter Denzler.

La Fédération, qui lui a refusé sa reconnaissance, reproche à l'instructeur de ne pas toujours avoir eu un comportement irréprochable et d'avoir été «agressif» à l'égard d'un élève- parapentiste.

Brevet menacé

Si l'incident commis au-dessus de Veysonnaz débouche sur une condamnation pénale, le parapentiste pourrait perdre son brevet d'instructeur. La décision est du seul ressort de l'OFAC, précise Hanspeter Denzler.

La justice valaisanne aurait dû juger l'affaire si l'agression avait eu lieu avant que les instructeurs ne décollent. Dès lors que l'altercation s'est produite dans les airs, elle relève de la compétence des autorités judiciaires fédérales et est soumise à la juridiction du Tribunal pénal fédéral de Bellinzone.

(ats)

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