Actualisé 09.07.2020 à 07:34

Corée du Sud

Un parfum de scandale rattrape le président

Le chef d’Etat a été vivement critiqué après les obsèques de la mère d'un délinquant sexuel, à qui il a envoyé des fleurs.

Selon ses détracteurs, Moon Jae-in n’aurait pas dû offrir ce bouquet de fleurs.

Selon ses détracteurs, Moon Jae-in n’aurait pas dû offrir ce bouquet de fleurs.

AFP

Le président sud-coréen Moon Jae-in, qui avait promis d'être «un leader féministe» lors de sa campagne électorale, était jeudi sous le feu des critiques après avoir envoyé des fleurs pour les funérailles de la mère d'un homme politique condamné pour abus sexuels.

M. Moon, ainsi que des dizaines de hauts responsables politiques, pour la plupart des hommes appartenant au parti démocrate au pouvoir, ont fait envoyer des bouquets à l'occasion des funérailles de la mère d'Ahn Hee-jung.

Cet ancien gouverneur, arrivé deuxième en 2017 dans la course à l'investiture du Parti démocrate pour la présidentielle, a été condamné l'an dernier pour avoir eu des rapports sexuels en abusant de son autorité. Une de ses collaboratrices l'avait accusé de l'avoir violée à plusieurs reprises. Il purge actuellement une peine de trois ans et demi d'emprisonnement.

Un cas retentissant

La société sud-coréenne demeure très patriarcale et nombre de victimes de harcèlement préfèrent garder le silence pour ne pas être ostracisées. Le cas de M. Ahn a été le plus retentissant.

Cet ancien homme politique influent avait obtenu une permission exceptionnelle pour assister à la cérémonie au cours de laquelle de nombreuses personnalités politiques lui ont présenté leurs condoléances parmi lesquelles le Premier ministre Chung Sye-kyun, son prédécesseur Lee Nak-yon et le chef du parti au pouvoir, Lee Hae-chan.

M. Ahn avait autorisé les médias à couvrir l'événement. Des photos montrent une grande couronne blanche, en bonne place, portant le logo présidentiel et le nom de Moon.

Des associations de défense des femmes et des personnalités politique progressistes ont déploré un manque de considération pour les crimes sexuels et affirmé que cela reflète des mentalités traditionalistes.

(AFP)

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2 commentaires
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Jean Aimar

09.07.2020 à 10:03

le moindre geste est devenu un prétexte à critiquer pour les féministes, associations homos et anti racisme. quoi que l'on fasse, c'est détourné pour que les détracteurs se mettent en avant. donner 1 frs à une jeune Roumaine qui fait la Manche, on va dire que vous achetez des faveurs, se rendre à l'enterrement d'homophobe, on va dire que l'on cautionne, licencier un noir ( pour faute grave) on est raciste. faut arrêter

Albert Quentin

09.07.2020 à 08:09

Cette dictature de la bienpensance commence a me gonfler grave! Il ne lui a pas proposé un place de ministre, ou intervenu pour le faire aquiter. Il a envoyé des fleurs à l'enterrement de la mère de qqn qu'il connaît. Alors soit on décide de mettre toutes les personnes condamnées sur une île est on le oublient complètement, ou alors on arrête de faire des scandales a 2 balles