Zurich: Un paysan se plaint de l'odeur des vaches
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ZurichUn paysan se plaint de l'odeur des vaches

Un agriculteur retraité est dérangé par l'odeur pénétrante des bovins qui vivent en stabulation libre juste à côté de chez lui. Il s'est plaint auprès de sa commune.

par
Olivia Fuchs
La Confédération encourage et subventionne les étables en stabulation libre.

La Confédération encourage et subventionne les étables en stabulation libre.

Depuis cinq ans, la famille Stucki, de Dägerlen (ZH), exploite une étable en stabulation libre. «Les consommateurs attendent cela de nous», affirme le paysan Ralf Stucki, qui travaille à la ferme avec son père. Leurs vingt-cinq vaches vivent à l'extérieur toute l'année. Des stalles couvertes sont à leur disposition. Ce mode d'exploitation est conseillé et même subventionné par la Confédération. La commune avait également autorisé son étable en stabulation libre.

Paul Grob, qui habite juste à côté de chez les Stucki, ainsi qu'un autre couple du village viennent de déposer une plainte auprès de la commune. «L'odeur est insupportable», affirme le retraité. Ce qui est étonnant, c'est que Paul Grob était, lui aussi, paysan. «Depuis cinq ans, nous n'arrivons plus à dormir. On se réveille régulièrement au milieu de la nuit à cause de la puanteur», s'est-il plaint à «Blick».

Les plaignants reprochent à la commune de ne pas avoir respecté l'ordonnance sur la protection de l'air. «Normalement, il faudrait un espace de 40 mètres entre l'étable en stabulation libre et les habitations. Ici, il n'y en a que 13,5», explique Paul Grob, qui veut que l'étable de son voisin soit interdite. La famille Stucki est désemparée: «L'année prochaine, je voulais léguer la ferme à mon fils. Mais avec ce qui est en train de se passer, je ne pourrai plus le faire en toute bonne conscience», raconte Ruedi Stucki.

En attendant, les Stucki et les Grob ne se parlent plus. «C'est vraiment triste. Nous respectons toutes les règles et nous nous occupons bien de nos vaches pour qu'elles puissent vivre dans de bonnes conditions. Et malgré cela, nous avons des ennuis», déplore Ralf Stucki.

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