Actualisé 24.03.2015 à 08:25

Zurich

Un père infanticide risque l'internement

Un homme comparaît depuis mardi devant la justice zurichoise pour avoir tué son garçon dans une chambre d'hôtel de Winterthour, en février 2010.

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ofu/ats
L'accusé, à droite, avec son avocat en septembre 2013 au Tribunal de district de Winterthour (ZH).

L'accusé, à droite, avec son avocat en septembre 2013 au Tribunal de district de Winterthour (ZH).

Un sexagénaire est jugé en appel depuis ce mardi par le Tribunal cantonal de Zurich. En août 2013, l'homme aujourd'hui âgé de 65 ans avait déjà été condamné en première instance par le Tribunal de district de Winterthour à la prison à vie pour avoir tué son fils de 4 ans en 2010. La défense et l'accusation avaient alors fait recours contre ce jugement et le prévenu avait échappé à l'internement à vie. La justice zurichoise devra donc décider si l'accusé doit être interné à vie ou pas.

Le prévenu et son fils avaient été retrouvés inconscients dans une chambre d'hôtel de Winterthour, le 26 février 2010, par les employés de l'établissement. Ces derniers avaient été alertés par le déclenchement d'une alarme incendie dans la chambre. Le père avait administré une forte dose de somnifères au petit avant de l'étouffer avec un coussin. Le sexagénaire avait ensuite pris de nombreux cachets pour tenter de mettre fin à ses jours. Les secours ont pu sauver l'accusé, mais toute les tentatives de réanimation du bambin sont restées vaines. Le petit est décédé un jour avant son cinquième anniversaire. En 1990, le papa avait déjà tenté de tuer son fils aîné. Celui-ci avait survécu, mais est gravement handicapé depuis.

Quant à la mère du petit, elle avait estimé fin avril 2010 que la commune de Bonstetten (ZH), où résidait la famille, porte une part de culpabilité dans la mort de son enfant. Elle avait alors réclamé une importante somme d'argent aux autorités de la localité zurichoise. La maman leur avait notamment reproché de ne jamais avoir voulu la croire et de n'avoir fait confiance qu'au père. La Brésilienne affirmait, entre autres, que le sexagénaire les avait déjà frappés, elle et l'enfant, et cela bien avant leur séparation. Les autorités avaient même été jusqu'à accorder la garde de l'enfant au père, malgré ses antécédents judiciaires.

Internement et prison à vie

L'internement à vie permet d'enfermer des personnes pour une durée indéterminée jusqu'à ce qu'elles ne présentent plus un danger considérable pour la sécurité publique. En revanche, une personne condamnée à la prison à vie peut être libérée après 10 ou 15 ans déjà.

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