Actualisé 29.03.2017 à 15:40

Genève

Un petit oubli qui génère des amendes horripilantes

Deux usagers qui avaient payé leur parking ont été punis. Au centre de la confusion, l'app mobile destinée au stationnement.

de
Jérôme Faas
A Genève, plus de 17% des usagers paient leur parking avec leur mobile.

A Genève, plus de 17% des usagers paient leur parking avec leur mobile.

20 Minutes / léo

Prendre une bûche est déjà irritant. Mais il y a pire: la ramasser quand on a réglé son stationnement. La mésaventure est arrivée à Elon le 22 mars et à un autre automobiliste le 16. Les deux ont utilisé l'application Paybyphone pour se garer au centre-ville. Leur compte a bien été débité, mais ils ont écopé de 40 fr. d'amende pour parcage fautif. Incrédule et furieux, Elon dénonce ainsi l'«arnaque d'un système mal fait».

Mais les deux hommes sont en tort. La clé du mystère est donnée par le service du stationnement de la Fondation des parkings. Quand ils se sont inscrits sur Paybyphone, ils n'ont pas bien rempli la plage prévue pour la plaque. Ils ont écrit les chiffres, mais omis les lettres (VD et GE, ici). «Cet oubli empêche l'agent d'avoir accès au paiement.» Aucun crédit n'est associé au numéro de plaque complet.

«Ces cas sont rares, dit Jean-Yves Goumaz, directeur de la Fondation des parkings. Au début, en juin 2015, ils étaient plus fréquents. On a mis des autocollants aux parcomètres et fait modifier le texte de l'app.» La tolérance initiale, c'est fini. «Le problème de saisie est identique avec les horodateurs. Le procureur général nous a indiqué que la bonne foi n'était pas un argument pour annuler les amendes. Il n'y a pas de meilleure manière d'apprendre que de se faire taper sur les doigts.»

Deux concurrentes

Paybyphone est utilisée à Genève, Nyon, Cossonay (VD) et Thonon (F). Sa concurrente ParkNow, très similaire, a été choisie par Vevey, Montreux, Blonay (VD) et Bulle (FR), entre autres. Impossible, dans les deux apps, de contraindre la saisie correcte de la plaque. «L'usager qui paie avec peut venir de partout, expose Jean-Yves Goumaz. Et ces applications utilisent un seul logiciel au niveau mondial», alors que les plaques diffèrent selon les pays.

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