Actualisé 08.08.2017 à 09:13

Succession de Burkhalter

Un plan secret pour faire élire Isabelle Moret?

Il a pour nom de code «Filippo». Ce plan viserait à faire élire la Vaudoise à la place de Didier Burkhalter et le Tessinois Filippo Lombardi à la place de Doris Leuthard.

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Ignazio Cassis (2ème depuis la droite) sera le prochain ministres des affaires étrangètres. Laissé vacant par Didier Burkhalter, le DFAE restera donc en mains libérales-radicales. (Vendredi 22 septembre 2017)

Ignazio Cassis (2ème depuis la droite) sera le prochain ministres des affaires étrangètres. Laissé vacant par Didier Burkhalter, le DFAE restera donc en mains libérales-radicales. (Vendredi 22 septembre 2017)

Keystone
La presse romande juge l'élection d'Ignazio Cassis au Conseil fédéral «sans surprise» et regrettent le «manque d'audace» des parlementaires. (Jeudi 21 septembre 2017)

La presse romande juge l'élection d'Ignazio Cassis au Conseil fédéral «sans surprise» et regrettent le «manque d'audace» des parlementaires. (Jeudi 21 septembre 2017)

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A sa sortie de l'hémicycle, Ignazio Cassis est accueilli en fanfare par ses partisans. (Mercredi 20 septembre 2017)

A sa sortie de l'hémicycle, Ignazio Cassis est accueilli en fanfare par ses partisans. (Mercredi 20 septembre 2017)

Keystone

Décidément, pas un jour ne se passe sans un rebondissement dans le feuilleton de la course à la succession de Didier Burkhalter au Conseil fédéral. Cette fois, c'est la Basler Zeitung (BaZ) qui évoque mardi dans ses colonnes l'existence d'un plan secret fomenté en Suisse romande pour faire élire la conseillère nationale Isabelle Moret. Nom de code? «Filippo».

Selon la «BaZ», un groupe de politiciens francophones n'aurait guère envie de rendre le 3e siège romand acquis avec l'arrivée de Guy Parmelin, même s'il s'agit de le céder à un Tessinois. Il souhaiterait préserver un Conseil fédéral favorable aux accords bilatéraux et aux bonnes relations avec l'Europe, précise le journal bâlois, co-propriété de Christoph Blocher.

D'abord, Isabelle Moret, puis Filippo Lombardi

Du coup, un plan, né «sur les bords du Léman», prévoirait un accord avec une partie du PDC, ainsi que la gauche. But: ne pas faire élire l'ultra-favori Ignacio Cassis le 20 septembre, mais Isabelle Moret. En contrepartie, les Tessinois auraient leur conseiller fédéral plus tard, lors de la succession de Doris Leuthard, en la personne du PDC Filippo Lombardi. Doris Leuthard, rappelons-le, a annoncé sa démission au plus tard fin 2019.

Selon la «BaZ», ce plan pourrait être soutenu par la plupart des parlementaires romands à Berne, en particulier ceux favorables à une candidature féminine. Et aussi par les parlementaires alémaniques masculins qui souhaiteraient eux aussi une femme à la place de Didier Burkhalter, histoire d'avoir eux-mêmes une chance - ou d'offrir une chance à leur favori - d'être élu lors d'une prochaine vacance au Conseil fédéral.

Ignazio Cassis, le candidat du PLR tessinois

Le conseiller national tessinois Ignazio Cassis, 56 ans, est le premier candidat officiel à la succession de Didier Burkhalter au Conseil fédéral.

Déni de toutes parts

La «BaZ» est allée questionner Filippo Lombardi, personnage-clé de ce «complot» et chef du groupe PDC aux Chambres. Mais le Tessinois dément faire partie de cette «conspiration». Il affirme haut et fort n'avoir jamais entendu parler de ce plan secret romand. Et il soutient son collègue PLR Ignazio Cassis. «Le Tessin a une bonne chance avec lui», a-t-il dit. «Je ne vais sûrement pas m'y opposer.»

Du côté du PDC, on dément également l'existence d'un plan secret. «Je n'ai aucune indication pour une dynamique en faveur d'Isabelle Moret ou d'une autre femme», lance le président du parti, Gerhard Pfister. Qui précise cependant que la représentation des régions devrait être plus déterminante que le sexe du candidat aux yeux de l'Assemblée fédérale au moment du choix.

La «BaZ» est aussi allée interroger la candidate et conseillère d'Etat PLR Jacqueline de Quattro qui s'est refusée à tout commentaire sur ce plan. Le journal a aussi tâté le terrain auprès de l'ex-conseiller national PLR Yves Christen. Mais celui-ci dit ne plus vouloir se mêler de politique et comprend les envies du Tessin d'avoir un représentant.

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