Un policier ne peut pas être videur
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Un policier ne peut pas être videur

Un policier arrondissait ses fins de mois en travaillant comme agent de sécurité dans un bar lausannois. Il devra arrêter ce job, qui n'est pas compatible avec sa fonction.

Les noctambules yverdonnois ont peut-être été surpris de croiser un de leurs policiers à l'entrée d'un bar de Lausanne. Renseignements pris, une situation conjugale difficile poussait l'agent à devoir arrondir ses fins de mois. A Yverdon-les-Bains, les salaires des policiers tournent autour des 5000 fr. en début de carrière.

Contacté il y a quelques jours, le commandant de la police de la ville du Nord vaudois, le capitaine Serge Richoz, semblait surpris. «Mes hommes, avec mon accord et celui de la Municipalité, ont le droit d'avoir une activité annexe. Mais en aucun cas en tant qu'agent, de sécurité dans un bar.» Le travail d'appoint doit en effet être compatible avec le métier de policier et, notamment, ne pas empiéter sur le temps de repos des agents. Pour que ceux-ci soient en pleine possession de leurs moyens au moment de prendre leur service. Les activités de surveillance sont possibles, mais uniquement si elles n'impliquent pas de contact direct avec la population.

Recontacté hier, le chef de la police a confirmé avoir demandé à son agent de cesser de travailler dans un établissement public aussi exposé. Il reste toutefois autorisé à mettre un peu de beurre dans ses épinards à côté de son activité principale.

Cédric Alber

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