Bahreïn: Un policier tué dans des heurts nocturnes

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BahreïnUn policier tué dans des heurts nocturnes

Les heurts entre les forces de l'ordre et des opposants chiites ont fait deux morts à Bahreïn: un du côté des manifestants et un policier.

Les forces anti-émeutes, déployées en force autour de ces villages, ont fait usage de gaz lacrymogène et tiré à la chevrotine contre les manifestants.

Les forces anti-émeutes, déployées en force autour de ces villages, ont fait usage de gaz lacrymogène et tiré à la chevrotine contre les manifestants.

Un policier est mort à Bahreïn, touché par un projectile incendiaire lancé par des manifestants lors de heurts dans la nuit de jeudi à vendredi dans un village chiite près de Manama, a annoncé le ministère de l'Intérieur. Son décès est intervenu après une journée d'affrontements dans plusieurs villages chiites.

Un jeune protestataire a été tué dans ces heurts, lors de manifestations à l'occasion de la commémoration du deuxième anniversaire du soulèvement maté dans ce petit pays du Golfe.

«Le policier Mohamed Atef, touché par un projectile incendiaire tiré à distance et qui l'a grièvement blessé, a succombé avant son arrivée à l'hôpital», a précisé le chef de la police, le général Tarek al-Hassan.

L'attaque a eu lieu à Al-Sahla, un village chiite près de Manama, où les forces de sécurité ont été la cible de cocktails Molotov, de barres de fer et de pierres lancés par «des groupes de terroristes», a-t-il ajouté, cité dans le communiqué du ministère de l'Intérieur.

Réformes réclamées

Des centaines de personnes étaient descendues dans la rue jeudi dans plusieurs villages chiites pour protester contre le gouvernement et réclamer des réformes politiques.

Les forces anti-émeutes, déployées en force autour de ces villages, ont fait usage de gaz lacrymogène et tiré à la chevrotine contre les manifestants, qui leur lançaient des pierres et des cocktails Molotov.

Les protestataires ont bloqué les accès des villages avec des pneus en feu, des troncs d'arbres ou des bennes à ordures, selon des témoins.

«Le peuple veut la chute du régime», «A bas Hamad», le roi de Bahreïn, a scandé la foule. Les heurts se sont poursuivis par intermittence jusqu'aux premières heures du matin dans certains villages où des protestataires ont fait exploser des bonbonnes de gaz, ont indiqué des habitants contactés par téléphone.

Appel à la grève

Les manifestants répondaient à un appel à la grève générale et à la désobéissance civile jeudi, lancé par le Collectif du 14-Février, un groupe clandestin radical qui orchestre la mobilisation via les réseaux sociaux.

L'opposition traditionnelle, conduite par le Wefaq, a appelé à une manifestation vendredi après-midi sur un important axe routier reliant plusieurs localités chiites dans les environs de Manama.

La contestation déclenchée en 2011, menée par les chiites dans ce royaume dirigé par une dynastie sunnite, s'est soldée par 80 morts selon la Fédération internationale des droits de l'Homme. Plusieurs dirigeants de l'opposition sont emprisonnés depuis. (ats)

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